Rechercher
Rechercher

Économie - États-Unis

La paralysie des services fédéraux a été évitée

La paralysie des services fédéraux a été évitée

Le président démocrate Joe Biden s’est réjoui jeudi d’avoir décroché un succès, en signant une loi de finances temporaire. Photo Jim Watson/AFP

Le président démocrate Joe Biden s’est réjoui jeudi d’avoir décroché un succès, en signant une loi de finances temporaire, qui a permis in extremis aux États-Unis d’éviter la paralysie des services fédéraux (surnommée « shutdown »). Ce texte prolongeant le budget actuel jusqu’au 3 décembre a été adopté par la Chambre des représentants et le Sénat avec des majorités confortables. « Il y a encore tellement à faire », a toutefois souligné le président, qui fait notamment face à la menace d’un défaut historique des États-Unis si le Congrès ne relève pas la limite d’endettement du pays avant le 18 octobre. Il n’aura effectivement pas pu savourer ce succès longtemps.

Après des heures de négociations frénétiques en coulisses, le vote pour approuver définitivement son projet historique d’investir 1 200 milliards de dollars dans les infrastructures chancelantes américaines a été reporté sine die au Congrès. Le plan d’investissements dans les infrastructures, l’un des plus importants de l’histoire américaine, avait été approuvé par le Sénat début août avec, fait rare, le soutien d’un tiers des républicains en plus des démocrates.

En parallèle de cette guerre intestine, le Congrès doit se mettre d’accord pour relever ou suspendre le plafond de la dette au plus vite. Un défaut de la première puissance mondiale jetterait la finance internationale en terre inconnue. Bien conscients du danger, républicains et démocrates ne parviennent pas à se mettre d’accord sur la façon de l’éviter. Dans un Congrès profondément divisé, le sujet est devenu hautement politique, car l’opposition a sciemment lié la question de la dette au programme de Joe Biden dont elle dénonce le coût exorbitant, à leurs yeux. Les républicains refusent donc absolument de participer à toute mesure visant à relever le plafond de la dette. Or ils disposent d’une minorité de blocage au Sénat. Les démocrates rétorquent que seule une infime partie de cette dette a été accumulée sous le mandat du 46e président des États-Unis. Et qu’il s’agit en fait de payer les « cartes de crédit » de Donald Trump et des précédents présidents. Aucune issue n’apparaît pour l’instant évidente.

Elodie CUZIN/AFP


Le président démocrate Joe Biden s’est réjoui jeudi d’avoir décroché un succès, en signant une loi de finances temporaire, qui a permis in extremis aux États-Unis d’éviter la paralysie des services fédéraux (surnommée « shutdown »). Ce texte prolongeant le budget actuel jusqu’au 3 décembre a été adopté par la Chambre des représentants et le Sénat avec des majorités confortables. « Il y a encore tellement à faire », a toutefois souligné le président, qui fait notamment face à la menace d’un défaut historique des États-Unis si le Congrès ne relève pas la limite d’endettement du pays avant le 18 octobre. Il n’aura effectivement pas pu savourer ce succès longtemps.Après des heures de négociations frénétiques en coulisses, le vote pour approuver définitivement son projet...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut