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Économie - Monnaie

Prolongation de la circulaire n° 151 : les députés réclament encore l’étude de la BDL

Prolongation de la circulaire n° 151 : les députés réclament encore l’étude de la BDL

Le président de la commission parlementaire des Finances, Ibrahim Kanaan, a déploré hier qu’« aucune réflexion n’ait été consacrée aux dépôts bancaires et sur ce qui peut se passer plus tard ». Photo ANI

Alors que la circulaire n° 151 de la Banque du Liban (BDL), prévoyant le dispositif de retraits de « dollars bancaires » ou « lollars » selon l’expression popularisée pendant la crise, arrive à échéance jeudi, l’avenir de ce dispositif, lancé en avril 2020 et prolongé à deux reprises depuis, est toujours incertain, même si plusieurs échos venant des coulisses du secteur bancaire semblent indiquer qu’il sera bien maintenu.

Hier, la commission parlementaire des Finances, qui avait réclamé au début du mois une hausse du taux de retrait en livres de ces devises bloquées par les restrictions illégales unilatéralement mises en place par les banques dès les premiers mois de la crise à l’automne 2019, a exigé que la BDL lui remette au plus tard jeudi son étude concernant cette question. À l’issue d’une réunion tenue en présence de représentants de la BDL, du ministre des Finances – et ex-cadre de la BDL –, Youssef Khalil, de l’Association des banques du Liban (ABL) et des déposants, le président de la commission, le député Ibrahim Kanaan (Courant patriotique libre), a déclaré que la banque centrale avait demandé un délai allant « jusqu’à la fin de l’année » pour examiner la possibilité d’une hausse du taux de retrait des lollars (...). Une demande que la commission a donc refusée.

Refus de la part de la BDL

Dans une mise au point publiée le 4 septembre en réponse à l’un de nos articles concernant la position de la commission et l’impact de la hausse du taux de retrait des « dollars bancaires » sur l’inflation et la dépréciation de la livre, Ibrahim Kanaan avait indiqué que la commission avait rouvert un « débat avec les acteurs concernés sans aucun avis ou opinion préalable, comblant le vide et l’inaction de l’exécutif et des banquiers sur cette affaire », entre autres arguments.

Initialement programmé pour six mois, le dispositif prévu par la circulaire principale n° 151 a été prolongé en octobre 2020 puis en avril 2021 par deux circulaires intermédiaires (n° 572 et n° 581 respectivement). Le taux applicable aux retraits autorisés par ce dispositif est fixé depuis plus d’un an à 3 900 livres pour un dollar, alors que la parité officielle artificiellement maintenue pour certaines transactions est de 1 507,5 livres depuis 1997, et que celui en vigueur sur le marché parallèle – le véritable marqueur de la valeur de la monnaie nationale – évoluait autour de 16 000 livres hier. Début septembre, les membres de cette commission présidée par Ibrahim Kanaan avaient demandé à ce que le taux de 3 900 livres – adopté au printemps 2020 quand le dollar se négociait à 7 000 livres sur le marché parallèle – soit augmenté. Les informations circulant à l’époque semblaient indiquer que ce taux pouvait au moins être doublé. L’exécutif sortant dirigé par Hassane Diab – et depuis remplacé par celui formé par Nagib Mikati – s’était également prononcé en faveur de cette hausse.

Mais la BDL, qui tente de reprendre le contrôle sur la monnaie fiduciaire en livres (les billets et les pièces en circulation), en augmentation de 99,5 % en août en glissement annuel (38 108 milliards de livres), aurait toutefois refusé de relever les plafonds de retraits en même temps que le taux. Les banques, à qui la BDL a resserré ces derniers mois les conditions auxquelles elles peuvent s’approvisionner en liquidités en livres auprès de leurs comptes courants enregistrés chez elle, seraient, toujours selon nos informations, opposées à un relèvement des taux sans assouplissement des modalités qui leur sont imposées pour leurs propres retraits en livres.Le fait que les députés et l’exécutif se prononcent sur ce dossier peut surprendre, dans la mesure où la BDL a adopté quasiment seule l’ensemble des mesures visant à aménager le contrôle des capitaux informel mis en place par les banques depuis l’automne 2019. La commission a, elle, finalisé début juin un projet de loi légalisant et organisant ce contrôle. Début septembre, le président de la commission parlementaire de l’Administration et de la Justice, Georges Adwan, avait annoncé que ce texte de loi avait été envoyé au secrétariat général du Parlement le 26 juillet dernier.

Il reste qu’entre-temps, la combinaison entre la dépréciation de la livre, les limites de retraits sur les comptes en devises et la protection des dollars frais a permis à des banques en situation de quasi-faillite de continuer à fonctionner, tout en opérant un « haircut » (une décote) sur l’essentiel des dépôts en devises qu’elles détiennent et pour lesquelles elles ne disposent pas de liquidités suffisantes.

Lors de son discours, Ibrahim Kanaan a déploré hier qu’« aucune réflexion n’ait été consacrée aux dépôts bancaires et sur ce qui peut se passer plus tard », assurant que la commission entend coopérer avec le Premier ministre et le ministre des Finances sur cette question. « Aujourd’hui, le “haircut” (ponction sur les dépôts) est inacceptable », a-t-il martelé…


Alors que la circulaire n° 151 de la Banque du Liban (BDL), prévoyant le dispositif de retraits de « dollars bancaires » ou « lollars » selon l’expression popularisée pendant la crise, arrive à échéance jeudi, l’avenir de ce dispositif, lancé en avril 2020 et prolongé à deux reprises depuis, est toujours incertain, même si plusieurs échos venant des...

commentaires (4)

LE CHEF COMPATBLE DE LA NATION, LE CANANEEN ET CO DEVRAIENT ALLER VOIR AILLEURS. HONTE A EUX DE CONTINUER A SE FOUTRE DE NOS GUEULES. OSER INTERVENIR ET EXIGER CECI ET CELA ALORS QU'ILS N'ONT AUCUNE IDEE VERITABLE DES CHIFFRES EXACTS RELATIFS AUX AVOIR DE LA BDL, DES BANQUES, ENCORE MOINS DES DEPENSES REELLES DE L'ETAT(Y COMPRIS LE VOL ) AIIB. ASSEZ. OUST.

Gaby SIOUFI

09 h 58, le 28 septembre 2021

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Commentaires (4)

  • LE CHEF COMPATBLE DE LA NATION, LE CANANEEN ET CO DEVRAIENT ALLER VOIR AILLEURS. HONTE A EUX DE CONTINUER A SE FOUTRE DE NOS GUEULES. OSER INTERVENIR ET EXIGER CECI ET CELA ALORS QU'ILS N'ONT AUCUNE IDEE VERITABLE DES CHIFFRES EXACTS RELATIFS AUX AVOIR DE LA BDL, DES BANQUES, ENCORE MOINS DES DEPENSES REELLES DE L'ETAT(Y COMPRIS LE VOL ) AIIB. ASSEZ. OUST.

    Gaby SIOUFI

    09 h 58, le 28 septembre 2021

  • Et le gouverneur de la banque du Liban traverse la frontière avec 90000 dollars et euros dans sa besace et 90 cigares Honte à lui

    fadi labaki

    09 h 03, le 28 septembre 2021

  • M.. Kanaan dit que le "haircut" est inacceptable ? Mais il a lieu tous les jours, il est illegal et il est de 80%. Voila deux ans que le pays est en crise et je n'ai pas entendu un seul PDG de banque, pas un seul, dire qu'il a mis en place un plan et des mesures destinees a rendre les depots dans un avenir previsible. Des Crapules !

    Michel Trad

    07 h 41, le 28 septembre 2021

  • Quelle crasse incompétence.

    C'est moi

    06 h 11, le 28 septembre 2021

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