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Campus - DISTINCTION

L’écriture pour instaurer un dialogue interculturel

Tarek Bou Omar est récompensé par l’association culturelle italienne Energheia de Matera pour sa participation au prix littéraire Energheia-Liban.

L’écriture pour instaurer un dialogue interculturel

Tarek Bou Omar qui détient, depuis 2020, un diplôme en ingénierie électrique de l’Université libanaise, poursuit un master 1 en langue française à l’Université de Bologne. Photo DR

L’étudiant libanais inscrit en master 1 en langue française en Italie, dans le cadre d’un échange Erasmus+ entre la Sorbonne Université et l’Université de Bologne, remporte une mention spéciale attribuée par le jury de l’édition 2021 du Prix Energheia Liban pour sa nouvelle intitulée Flammes douces. Le texte de Tarek Bou Omar est un thriller psychologique, mettant en scène un adolescent névrosé, qui permet de réfléchir sur l’influence de l’environnement familial sur la santé mentale d’une personne.

Primé également en 2019 pour sa participation à ce même concours de nouvelles, initié par l’association culturelle italienne Energheia de Matera en collaboration avec l’Institut culturel italien de Beyrouth, le jeune homme a assisté à la cérémonie de remise du Prix Energheia en Italie. « Les deux voyages que j’ai effectués à Matera, il y a quelques jours et en 2019, ont été l’occasion pour moi de faire la connaissance de gens très cultivés et à l’esprit ouvert partageant le même intérêt que moi pour la lecture et l’écriture », souligne Tarek Bou Omar, estimant que l’écriture est un moyen privilégié d’établir des échanges entre les peuples et les civilisations.

Ainsi, du 10 au 12 septembre, le jeune homme a pu, entre autres, faire la connaissance d’auteurs italiens à l’instar de Corinna de Cesare et Maurizio Bettelli et de la lauréate du Prix Energheia Espagne Celia de Aldama Ordóñez et du coordinateur du Prix Energheia en Espagne, Fernando Clemot, avec lesquels il a eu des échanges constructifs portant sur l’écriture. « Je trouve qu’il est important d’instaurer un dialogue interculturel autour de la littérature. Les discussions avec les personnes que j’ai pu rencontrer m’ont permis de m’intéresser davantage aux langues étrangères, aux auteurs italiens et à la littérature espagnole et latino-américaine. Je me suis rendu compte que plusieurs personnes souhaitaient découvrir la littérature arabophone et avaient lu des livres d’auteurs d’origine libanaise tels que Gibran Khalil Gibran et Amin Maalouf. » L’écrivain en herbe, qui bénéficiera de la publication de sa nouvelle en français et en italien, se réjouit de pouvoir partager son texte avec des lecteurs francophones et italophones.

Se donner les moyens de progresser

« L’écriture est le moyen d’expression qui me plaît le plus, bien que le cinéma et le théâtre m’intéressent particulièrement. Quand je peaufine un texte, je lis beaucoup en parallèle jusqu’à arriver à un résultat que je trouve satisfaisant. J’estime que la lecture devrait toujours accompagner l’écriture », explique Tarek Bou Omar. Le jeune homme, qui préfère communiquer avec les autres en prenant la plume, n’hésite pas à soumettre ses productions au regard critique d’autrui en participant à différents concours de nouvelles tels que le Prix du jeune écrivain de langue française et le Prix des jeunes écritures RFI-AUF. « En sollicitant l’avis d’un tiers, on ne s’attend pas à recevoir des compliments, mais des critiques constructives afin de pouvoir modifier son texte et progresser », remarque l’étudiant qui considère qu’il ne faut pas se décourager face à un rejet. « Si un texte est refusé, cela ne veut pas forcément dire qu’il est mal écrit, cela pourrait tout simplement signifier qu’il n’a pas plu aux lecteurs », ajoute Tarek, qui précise qu’avec le temps, il devient possible d’améliorer son style.

Diplômé en 2020 en ingénierie électrique de la faculté de génie de l’Université libanaise, le jeune homme décide de poursuivre sa formation universitaire en France. Après trois ans d’études de littérature à l’UL, il obtient, en 2021, une licence LEMA (lettres, édition, médias, audiovisuel) de la faculté des lettres de la Sorbonne Université. « Étudier en France a été l’occasion, pour moi, de devenir autonome et d’apprendre à m’adapter à un système académique différent. J’ai pu également suivre des cours variés et intéressants en vue d’obtenir une licence polyvalente », note Tarek Bou Omar. Déterminé à rencontrer des personnes qui valorisent l’art et la littérature, le jeune homme, qui a souhaité commencer son master 1 en langue française à l’Université de Bologne, n’oublie pas pour autant ses projets d’écriture. En effet, il travaille, en parallèle, sur la rédaction d’un recueil de nouvelles et d’un roman d’inspiration autobiographique.



L’étudiant libanais inscrit en master 1 en langue française en Italie, dans le cadre d’un échange Erasmus+ entre la Sorbonne Université et l’Université de Bologne, remporte une mention spéciale attribuée par le jury de l’édition 2021 du Prix Energheia Liban pour sa nouvelle intitulée Flammes douces. Le texte de Tarek Bou Omar est un thriller psychologique, mettant en scène un...

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