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Confiance au gouvernement Mikati : Berry ouvre la séance parlementaire


Confiance au gouvernement Mikati : Berry ouvre la séance parlementaire

Le Parlement lors d'une réunion au palais de l'Unesco, à Beyrouth, le 20 août 2021. Photo Ali Fawwaz / Parlement libanais

La séance parlementaire consacrée au vote de confiance au nouveau gouvernement de Nagib Mikati a été ouverte lundi par le président de la Chambre Nabih Berry. L'issue du vote, qui devrait avoir lieu en fin de séance, semble acquise et le cabinet devrait obtenir la confiance sans anicroche. L'équipe de M. Mikati pourra alors commencer à mettre en application son programme de redressement du Liban, frappé depuis près de deux ans par une crise socio-économique et financière sans précédent, décrite par la Banque mondiale comme l'une des pires depuis la première moitié du 19e siècle. Le gouvernement Mikati avait été formé le 10 septembre, après treize mois de crise politique. 

Le début de la séance, prévu initialement à 11h, a été retardé, faute d'électricité au palais de l'Unesco, où ont lieu les réunions parlementaires depuis le début de la pandémie de coronavirus. Elle a finalement pu commencer après que les générateurs privés alimentant le bâtiment en courant ont été remplis de mazout.

Les anciens Premiers ministres Saad Hariri et Tammam Salam, actuellement à l'étranger, sont absents à cette réunion de la Chambre. 

Après une minute de silence en mémoire des victimes de l'explosion d'une citerne d'essence, le 15 août, dans le Akkar, la séance a commencé par la lecture, par M. Mikati, de la déclaration ministérielle, approuvée jeudi en Conseil des ministres. Avant le scrutin, des députés de chaque groupe parlementaire sont appelés à s'exprimer devant l'Assemblée. L'on s'attend à ce que la question des importations par le Hezbollah de carburant iranien, ainsi que l'effondrement du pays, dominent leurs interventions. 

Les importations de fuel iranien jettent en effet le discrédit sur le nouveau cabinet, qui a intégré dans sa déclaration ministérielle un point sur la fermeture des passages frontaliers illégaux empruntés par les camions citernes syriens apportant le carburant, sous sanctions américaines à l'instar de toutes les importations iraniennes, dans la Békaa. Pour plusieurs groupes parlementaires, notamment les Forces libanaises, les joumblattistes et le Courant du Futur, ces importations portent un coup à la souveraineté de l'État. Le Premier ministre est le seul responsable à s'être exprimé sur cette question, lors d'un entretien sur la chaîne CNN au cours duquel il s'est dit "attristé" de ces opérations, estimant toutefois que le pays ne sera pas soumis à des sanctions, l'exécutif n'ayant pas été impliqué dans les importations. La présidence de la République n'a, elle, pas commenté cette affaire.

Le Hezbollah a décidé d'importer du mazout et de l'essence d'Iran alors que le Liban souffre d'importantes pénuries depuis des mois, en raison de la contrebande, du stockage pour une revente ultérieure sur le marché local une fois les subventions levées, et de l'épuisement des réserves en devises de la Banque du Liban (BDL) qui subventionne depuis deux ans ces produits. 



La séance parlementaire consacrée au vote de confiance au nouveau gouvernement de Nagib Mikati a été ouverte lundi par le président de la Chambre Nabih Berry. L'issue du vote, qui devrait avoir lieu en fin de séance, semble acquise et le cabinet devrait obtenir la confiance sans anicroche. L'équipe de M. Mikati pourra alors commencer à mettre en application son programme de redressement...