La police hongkongaise a arrêté hier plusieurs membres de l’association organisatrice de la veillée annuelle en mémoire de la répression de Tiananmen (Chine), au lendemain de leur refus de coopérer à une enquête menée au nom de la sécurité nationale. Dans un bref communiqué de presse, l’organisation Hong Kong Alliance a annoncé que trois de ses membres, Simon Leung, Sean Tang et Chan To-wai, avaient été arrêtés mercredi matin. Une autre membre, l’avocate Chow Hang-tung, est sortie de son bureau menottée et accompagnée par la police. La police a confirmé l’arrestation de trois hommes et une femme pour « ne pas avoir fourni des informations » liées à la loi sur la sécurité nationale. L’organisation fait partie des groupes prodémocratie sous le coup d’une enquête au nom de la puissante loi sur la sécurité nationale, imposée par Pékin afin d’éliminer toute dissidence après les énormes manifestations de 2019 dans l’ancienne colonie britannique. Le mois dernier, la police a ordonné à l’Alliance de lui remettre des informations financières et opérationnelles, l’accusant d’être un « agent étranger ».
L’association a choisi d’ignorer cette requête qui comprenait des détails personnels sur tous ses membres depuis sa fondation en 1989, tous les comptes-rendus de réunions et les rapports financiers, ainsi que tous les échanges avec des ONG de défense de la démocratie et des droits humains en Chine.


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