Contre la Suisse, l’Italie n’a pas pu faire mieux que match nul (1-1), mais elle a enchaîné une 36e rencontre consécutive sans défaite, du jamais-vu pour une sélection nationale. Fabrice Coffrini/AFP
L’Italie a de nouveau été accrochée, dimanche tard la nuit par la Suisse (1-1), tandis que l’Espagne, l’Allemagne, la Belgique et l’Angleterre ont déroulé, s’offrant de beaux festivals offensifs face à des adversaires plus faibles dans les matches de qualification de la zone Europe pour le Mondial 2022 au Qatar.
Un record, mais peu de sourires sur les visages italiens au terme du match nul concédé en Suisse : si l’Italie a enchaîné un 36e match consécutif sans la moindre défaite, du jamais-vu pour une sélection nationale, elle a buté sur un groupe suisse dans la continuité de son Euro 2020 réussi. Les champions d’Europe ont pourtant eu les occasions pour s’imposer à Bâle, mais ils sont tombés sur un grand Yann Sommer, qui a même stoppé un penalty de Jorginho. L’Italie conserve quatre points d’avance sur son dauphin suisse, en embuscade.
L’Angleterre (finaliste du dernier Euro) a, elle, fait le travail à domicile contre de modestes Andorrans. Emmenés par l’ailier de Manchester United Jesse Lingard, auteur d’un doublé, les Three Lions, remaniés, ont également pu compter sur leur avant-centre Harry Kane, qui a inscrit son 40e but en sélection sur penalty. Le jeune Bukayo Saka a alourdi la marque, de la tête, en portant le score à 4-0. Les hommes de Gareth Southgate poursuivent la belle dynamique lancée pendant l’Euro, puisqu’ils comptent cinq victoires en autant de matches lors de ces qualifications, en n’ayant encaissé qu’un seul but pour 17 marqués. Grâce à un carton (7-1) sur la pelouse de Saint-Marin, ponctué par un triplé d’Adam Buksa et un doublé de Robert Lewandowski, la Pologne a pris seule la deuxième place du groupe avec dix points.
Dans le duel opposant les deux premiers du groupe E, la Belgique n’a pas tremblé contre la République tchèque, s’envolant en tête du classement avec six points de plus que son adversaire du soir. Romelu Lukaku, Eden Hazard et Alexis Saelemaekers ont fait parler la poudre pour une victoire (3-0) des Diables rouges. Derrière eux, le pays de Galles s’est positionné, et il le doit pour beaucoup à son attaquant Gareth Bale : l’ailier du Real Madrid a inscrit les trois buts de la victoire galloise au Belarus (3-2), dont le dernier au bout du temps additionnel, pour placer son équipe à un point de la 2e place, avec deux matches en moins.
Après sa défaite surprise contre la Suède (2-1) jeudi dernier, l’Espagne a remis la marche avant en reprenant la première place du groupe grâce à son succès (4-0) sur la Géorgie. La Roja compte une longueur d’avance sur les Scandinaves, qui ont cependant disputé deux matches de moins qu’elle. L’Allemagne s’est montrée autoritaire contre l’Arménie, surprenante première de son groupe après quatre rencontres. La sélection de Hans-Dieter Flick s’est emparée du fauteuil de leader, avec une démonstration offensive à Stuttgart et une victoire (6-0).
Victoire ou déboires
Cette nuit, la France, escortée par les doutes et les pépins physiques (Corentin Tolisso, N’Golo Kanté et Kylian Mbappé sont absents pour blessures), reçoit la Finlande à Lyon, un rendez-vous à ne pas rater pour le sélectionneur Didier Deschamps qui patine sur la route du Mondial 2022. Accrochés samedi dernier par l’Ukraine (1-1), les Bleus sont repartis de Kiev avec une confiance amochée par un 5e match d’affilée sans victoire, Euro 2020 compris. Et dans leur groupe qualificatif, si les champions du monde restent en tête (9 pts), ils avancent au rythme d’une tortue alors que les Finlandais, 2es (5 pts), comptent deux matches de moins. La panne récente de résultats décuple l’intérêt du duel face à la Finlande, qui rêve de la première place directement qualificative pour le Mondial au Qatar, sur la lancée d’une première participation historique à l’Euro l’été dernier.
Par ailleurs, dans les qualifications pour la zone Amérique du Sud, les retrouvailles entre Lionel Messi et Neymar avec leurs sélections ont tourné court, après l’arrêt du match Brésil-Argentine au bout de 5 minutes, dimanche à São Paulo (hier au Liban) dans la confusion la plus totale, sur intervention des autorités sanitaires brésiliennes, quatre joueurs argentins évoluant en Angleterre étant accusés de violer les protocoles anticoronavirus. La FIFA a confirmé que le match avait été « suspendu sur décision de l’arbitre », sans préciser s’il sera reporté ou non à une date ultérieure. Elle a également « regretté » cet arrêt brutal et promis une « décision » disciplinaire.
Source : AFP


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