Les députés de Tripoli réunis au bureau de Nagib Mikati. Photo ANI
Les députés de Tripoli ont « salué » hier les mesures de sécurité préventives prises la semaine dernière dans la grande ville du Liban-Nord pour y rétablir le calme après plusieurs semaines de turbulences et de laisser-aller qui ont soulevé leurs inquiétudes.
Réunis hier au bureau du Premier ministre désigné Nagib Mikati, les députés Nicolas Nahas, Ali Darwiche, Samir el-Jisr, Mohammad Abdel- Latif Kabbara et Fayçal Karamé ont pris acte de l’assainissement du climat de sécurité dans la ville et demandé que le Conseil régional de sécurité s’y réunisse toutes les semaines.
Les parlementaires, qui ont pris acte de rapports de sécurité établis par les services de renseignements de l’armée et des Forces de sécurité intérieure, ont insisté sur la nécessité de frapper fort pour « rétablir le prestige de l’État et agir préventivement ». « Nous devons remédier rapidement à toute faille de sécurité, avant qu’elle ne dégénère », a affirmé Samir el-Jisr, qui rendait compte de la réunion.
Pour ramener un calme qui devenait de plus en plus précaire dans les rues de Tripoli, les forces de sécurité ont décidé la semaine dernière d’y interdire la circulation nocturne des mobylettes et autres deux-roues et d’y multiplier les barrages fixes et volants.
La liquidation d’un responsable de la Jamaa islamiya et celle d’un agent des renseignements de l’armée au cours des semaines précédentes avaient alerté les services de sécurité sur la dégradation rapide de l’état de la sécurité à Tripoli et mis en évidence la nécessité d’une reprise en main rapide et vigoureuse de la situation.
Une deuxième partie de la réunion des parlementaires a été consacrée à l’alimentation en électricité de la ville, dont les rues sont plongées dans le noir dès le coucher du soleil. Comme de juste, les députés de la ville ont pris connaissance par la bouche du directeur général d’Électricité du Liban Kamal Hayek des problèmes de financement et d’entretien qui entravent l’alimentation en courant électrique non seulement de Tripoli, mais du Liban tout entier.
Pour sa part, M. el-Jisr devait faire observer que « les gens peuvent supporter les coupures d’électricité, mais qu’ils ne peuvent se passer d’eau potable » et demander que les stations de pompage d’eau soient impérativement approvisionnées en fuel.
Enfin, les députés ont reçu la directrice générale du Pétrole Aurore Féghali, avec laquelle ils ont justement examiné le problème de l’approvisionnement de la ville en fuel. « Nous avons insisté sur la nécessité de régulariser le processus de distribution de Tripoli en fuel et d’augmenter de 30 % la part de la ville en combustible, la priorité devant aller aux boulangeries, aux générateurs de quartier, aux hôpitaux et aux stations de filtrage et de pompage de l’eau », a affirmé M. el-Jisr.
Au terme de la réunion, les députés ont chargé leurs collègues Mohammad Kabbara, Fayçal Karamé et Ali Darwiche d’assurer le suivi des décisions prises.


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