La Jamaïcaine Elaine Thompson-Herah, récente triple championne olympique à Tokyo, a signé samedi la deuxième meilleure performance de tous les temps sur 100 m en 10 sec 54, à seulement 05/100es du vieux et sulfureux record du monde établi en juillet 1988 par l’Américaine Florence Griffith-Joyner (10 sec 49). Jonathan Ferrey/Getty Images/AFP
La Jamaïcaine Elaine Thompson-Herah est bien la reine incontestée du sprint mondial : la récente triple championne olympique à Tokyo a signé samedi lors du meeting de Eugene, dans l’Oregon (États-Unis), pour la reprise de la Ligue de diamant, la deuxième meilleure performance de l’histoire sur 100 m en 10 sec 54/100es (vent : +0,9 m/s). Pour sa première compétition depuis les JO, Thompson-Herah (29 ans) n’a pas fait de détails : comme à Tokyo, elle a nettement devancé ses compatriotes Shelly-Ann Fraser-Pryce (10 sec 73) et Shericka Jackson (10 sec 76). Elle a donc surtout réussi, avec ses 10 sec 54/100es, rien de moins que la deuxième performance de tous les temps, à seulement 05/100es du vieux et sulfureux record du monde établi en juillet 1988 par l’Américaine Florence Griffith-Joyner (10 sec 49). Après l’avoir dépossédée du record olympique à Tokyo (10 sec 61 contre 10 sec 62 à Séoul), Thompson-Herah peut viser le record du monde de « Flo-Jo », sur lequel plane la suspicion.
La ligne droite fulgurante de Thompson-Herah a relégué au second plan le retour en compétition de Sha’Carri Richardson, privée des JO après un contrôle positif au cannabis. L’Américaine n’a pas obtenu la revanche qu’elle souhaitait, terminant dernière du 100 m en 11 sec 14/100es, loin du trio jamaïcain ou même des trois autres finalistes de Tokyo, l’Américaine Teahna Daniels (4e, 10 sec 83) l’Ivoirienne Marie-Josée Ta Lou (5e, 10 sec 90) et la Suissesse Mujinga Kambundji (7e, 10 sec 96). C’est une grosse déception pour la sprinteuse américaine de 21 ans. « C’était un super retour à la compétition, a balayé Richardson après la course. Je voulais pouvoir venir et courir. Après un mois off, après avoir fait face à tout ce que j’ai dû affronter, je ne m’en veux pas du tout. C’est juste une course, je ne suis pas finie. Vous savez ce dont je suis capable. Mettez-moi à l’écart si vous voulez. Dites toutes les conneries que vous voulez. Parce que je suis là pour rester. Je ne suis pas finie. »
L’Américain Noah Lyles, qui a dû se contenter de la médaille de bronze sur 200 m à Tokyo, a pris sa revanche sur sa distance de prédilection avec la meilleure performance de l’année (19 sec 52, vent : +1,5 m/sec). « J’ai pu laisser de côté ce qui s’est passé à Tokyo et me faire confiance en me disant que je sais que je suis contrarié, mais que je suis en grande forme pour courir et venir le prouver sur la piste », a déclaré le champion du monde 2019 et quatrième meilleur performeur de tous les temps sur la distance. Le Canadien Andre De Grasse, champion olympique du 200 m, n’a pas participé au 200 m, se réservant pour le 100 m, qu’il a remporté en l’absence de l’Italien Marcell Jacobs, vainqueur à Tokyo. De Grasse s’est imposé en 9 sec 74 (vent : +2,9 m/sec), devant le vice-champion olympique de Tokyo, l’Américain Fred Kerley (9 sec 78).
Sur la piste des prochains championnats du monde, en 2023, la Kényane Norah Jeruto a également fait sensation en réussissant le troisième meilleur temps de l’histoire du 3 000 m steeple, avec une marque de 8 min 53 sec 65/100es. L’Américaine Athing Mu, championne olympique à Tokyo, a quant à elle dominé le 800 m, en réalisant la meilleure performance mondiale de la saison avec un temps de 1 min 55 sec 04/100es. Enfin, l’Américain Ryan Crouser n’est pas parvenu à améliorer son record du monde au lancer de poids établi à Eugene en juin dernier (23,37 m) : le double champion olympique en titre s’est imposé avec un jet à 23,15 m.
Source : AFP


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