L’Inter Milan, champion en titre contraint de se réinventer après les départs d’Antonio Conte, Romelu Lukaku et Achraf Hakimi, a rassuré d’emblée ses supporteurs en dominant facilement le Genoa (4-0) samedi en ouverture de la saison italienne. Les deux recrues phares des Nerazzurri, Hakan Calhanoglu et Edin Dzeko, se sont mises d’entrée en évidence avec un but et une passe décisive chacun dans un match rendu simple par une entame canon. Dans les autres matches de cette journée inaugurale, la Lazio de Maurizio Sarri a également bien démarré en s’imposant à Empoli (3-1), pas déstabilisée par l’ouverture du score rapide des Toscans. L’Atalanta Bergame (2-1 en souffrant chez le Torino) et Sassuolo (3-2 à Vérone) ont aussi bien lancé leur saison.
Cette première journée, qui se poursuit jusqu’à ce soir, marque le retour des supporteurs dans les stades italiens, sur présentation du pass sanitaire et dans une jauge maximale limitée à 50 %, après une saison quasiment 100 % à huis clos. Devant les près de 30 000 tifosi de retour au stade San Siro, le nouvel entraîneur intériste Simone Inzaghi ne pouvait espérer de meilleurs débuts, pour lui comme pour ses recrues Calhanoglu et Dzeko. Le Turc, dans un stade qu’il fréquentait ces dernières saisons avec le maillot rival de l’AC Milan, n’a mis qu’un quart d’heure pour se faire adopter par les fans nerazzurri: il a offert le premier but à Milan Skriniar avant de doubler la mise d’un missile qui n’a laissé aucune chance à Salvatore Sirigu. Le Bosnien, arrivé de la Roma avec la tâche immense de combler l’immense vide laissé par Romelu Lukaku, a, lui, d’abord touché la barre. Mais il a ensuite été impliqué sur le 3-0, son tir repoussé par Sirigu étant converti par le rentrant Arturo Vidal après une habile talonnade de Nicolo Barella. Et le Bosnien a conclu lui-même cette ouverture flamboyante d’un coup de tête gagnant. Tous les matches ne seront pas aussi simples. Mais l’Inter, toujours en quête d’un attaquant supplémentaire, prouve que, malgré les départs, elle a des arguments à faire valoir pour défendre sa couronne.
La Juve se méfie
La Juve, détrônée la saison dernière par les Nerazzurri après neuf titres consécutifs, a lancé sa reconquête hier sur la pelouse de l’Udinese. Avec Cristiano Ronaldo, parti pour rester en bianconero malgré les rumeurs de transferts, selon l’entraîneur Massimiliano Allegri. Ce dernier, revenu pour ramener la Juve au sommet, a toutefois mis en garde contre un match compliqué contre l’Udinese et a réclamé une « prestation solide et technique, avec une grande patience ».
Avant Allegri et Mourinho, attendu lui aussi hier soir sur le banc de la Roma contre la Fiorentina, Sarri n’a pas manqué son retour sur le banc d’un club de Serie A. L’ex-coach de Naples et de la Juventus a certes fait la moue quand Empoli (club promu où sa carrière atypique avait décollé) a surpris sa Lazio par Bandinelli. Mais il a été vite rassuré par la réaction de ses joueurs, qui avaient déjà rétabli les choses à la pause grâce à Milinkovic-Savic, Lazzari et Immobile sur penalty. Avec quelques actions collectives qui ont plu à cet entraîneur exigeant.
Gian Piero Gasperini, lui, a davantage souffert face à la prestation de son Atalanta. Mais il aura apprécié la combativité de sa Dea, qui est allée chercher la victoire au bout du temps additionnel sur le terrain du Torino grâce au joker Roberto Piccoli, 20 ans.
Source : AFP


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