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Culture - Rencontre

Toni Makhoul, le futur Yanni libanais...

Mercredi 18 août, il entrera par la grande porte à l’Opéra national de Bucarest en présentant, avec une centaine de musiciens et de danseurs, ses propres compositions. Cet amoureux de la musique « easy listening », douce et feutrée, parle de son parcours et de son « grand spectacle » qui devait être présenté l’an dernier au Casino du Liban et qui a fini par voir le jour en Roumanie...

Toni Makhoul, le futur Yanni libanais...

Toni Makhoul le 18 août à l’Opéra national de Bucarest. Photo DR

La barbichette plus sel que poivre, les yeux qui pétillent dès qu’on évoque partitions et compositions, à cinquante-deux ans, cet ingénieur civil de l’Université libanaise qui a toujours un pied dans la construction révèle aujourd’hui au grand jour une autre facette, pas cachée mais relativement peu connue, de sa vie. Toni Makhoul, compositeur, arrangeur et producteur, a lancé en 2019 son album New Dawn (Aube nouvelle) – gravé à Bucarest en Roumanie, avec un orchestre du pays, un « melting pot » de rythmes allant du tango à la salsa, en passant par des valses de toutes les couleurs, ainsi que des airs romantiques et de « chill-out ».

Sa passion pour la musique remonte à l’enfance. Une guitare achetée à l’âge de douze ans avec 100 livres libanaises (un souvenir inoubliable dans sa précision) devient son inséparable compagne. Dans chaque coin où trônent piano et harmonium, l’enfant fait ses gammes et s’oublie. Autodidacte sans complexe, il explore tout aussi bien la flûte que les percussions. Il tente le chant mais n’est pas convaincu par sa voix.

Aujourd’hui, ce féru du « easy-listening » (facile à écouter), comme il définit sa musique, a déjà à son actif trois CD, outre son nouvel opus : Letter to My Love (2014), Eternal Love (2012) et Dancing Hearts (2007). Comme ses titres le prouvent, le ton est à la tendresse, au rêve et au romantisme absolu. Signe des temps modernes, ces morceaux sont disponibles sur les plateformes musicales, Spotify et Apple Music. Conscient de l’importance des réseaux sociaux pour la diffusion de ses oeuvres, Makhoul est présent sur YouTube, Facebook et Instagram, et dispose d’un site web où sont mis en ligne ses compositions et clips. Avec succès, puisque son Dancing Hearts cumule déjà 900 000 vues…

Couronné d’un Murex d’or il y a deux ans dans la catégorie Album musical remarqué, artisan des « jingles » de plusieurs festivals (comme celui de Ehdeniyat) ou d’émissions réputées (comme celle de Rima Njeim), Toni Makhoul a donné aussi à Annaya une pièce « musicale » intitulée Daqqat as-sa’aa (C’est l’heure), un tableau aux notes pleines de fantaisie et d’humour sur fond de critiques sociopolitiques.

Les répétitions vont bon train pour « Le Grand Spectacle » de Toni Makhoul en Roumanie. Photo DR

Les Libanais retrouvent également son empreinte via les ondes de la radio Nostalgie Liban avec sa chanson Comme une fleur (qu’il a écrite en français), interprétée par Daria. À l’étranger, le succès est au rendez-vous avec Dance and Sway (écrite en anglais) que les New-Yorkais ont découverte interprétée par Von Newman.

Mercredi 18 août, Toni Makhoul présentera à l’Opéra national de Bucarest « Le Grand Spectacle », qui réunira une cinquantaine d’instrumentistes de l’Orchestre philharmonique roumain, ainsi qu’un clarinettiste et pianiste roumain, Michel Mirea, sous la direction du maestro Bassam Challita. Une trentaine de danseurs interpréteront des tableaux entre ballet, tango, valse, disco, salsa et danse moderne chorégraphiés par Sandra Abbas et Assadour Euredjian.

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Pour cet artiste qui ambitionne d’« être le Yanni libanais », et qui affectionne particulièrement la musique de Vangelis, Claydermann et Élias Rahbani, c’est le moment de mettre les cartes sur table… Lors de ce mégaconcert agrémenté aussi de projections, de vidéos et de clips, un hommage sera rendu à Charles Aznavour à qui est dédiée la chanson Seul sans toi, avec aussi Unico amor, un air mexicain (en langue espagnole), et une chanson arabe intitulée Sawa, sawa.

Qu’espère Toni Makhoul de cet événement ? En toute simplicité, presque avec un soupçon de timidité, ce musicien, compositeur, parolier, arrangeur et producteur affirme : « C’est un produit confectionné au Liban. Mon ambition est de l’exporter aussi bien à l’étranger, notamment pour la diaspora libanaise, aussi bien aux pays du Golfe (Mascate, Qatar, Abou Dhabi, Dubaï, …) qu’en Europe ou à Erevan… »

www.tonimakhoul.com


La barbichette plus sel que poivre, les yeux qui pétillent dès qu’on évoque partitions et compositions, à cinquante-deux ans, cet ingénieur civil de l’Université libanaise qui a toujours un pied dans la construction révèle aujourd’hui au grand jour une autre facette, pas cachée mais relativement peu connue, de sa vie. Toni Makhoul, compositeur, arrangeur et producteur, a lancé en...

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BRAVO!

Marie Claude

07 h 56, le 17 août 2021

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Commentaires (1)

  • BRAVO!

    Marie Claude

    07 h 56, le 17 août 2021

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