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Culture - Documentaires

« Ana Beirut » : neuf émotions, neuf épisodes et neuf artistes

Conçue et produite par Home of Cine-Jam, cette série documentaire de films expérimentaux, portraits de Beyrouth post-4 août, réalisés par 9 artistes libanais et dont le premier épisode sera mis en ligne le lundi 9 août à 18h*, est dirigée par Muriel Aboulrouss.

« Ana Beirut » : neuf émotions, neuf épisodes et neuf artistes

De la terrasse de Home of Cine-Jam, sont nés 9 documentaires, portraits uniques et sensibles de la ville de Beyrouth. Photo DR

Ils s’appellent Ghina Abboud, Marie-Rose Osta, Amar Sokhen, Bachir Asmar, Jean-Pierre Abdayem, Gilbert Karam, Valentina Khawand, Aline Ouaïs et Sherine Raffoul. Neuf artistes audiovisuels qui ont choisi d’adhérer à ce programme crée par Muriel Aboulrouss, elle aussi réalisatrice de la série web Zyara, pour se sonder eux-mêmes ainsi que leur ville Beyrouth. Ces jeunes ont ainsi occupé les toits de la ville, plus précisément la terrasse de l’immeuble où réside la réalisatrice. De rencontres en discussions et de fil en aiguille, un ping-pong créatif a germé dans des épisodes de la série de la première édition dont le premier épisode sera mis en ligne le lundi 9 août à 18h.


« Ana Beirut » pour se reconnecter avec soi-même et sa ville. Photo DR

L’émotion et toujours l’émotion

« Cine-Jam, le laboratoire cinématographique, est né en 2012 avant Zyara, explique Muriel Aboulrouss. J’ai eu la chance de faire quatre différentes versions de ce laboratoire entre 2012 et 2013, entre le Liban et Prague. De retour au Liban, j’ai dû arrêter mes activités durant un an à cause de circonstances familiales. Puis nous avons décidé, Denise Jabbour et moi, de commencer un nouveau projet, Zyara, qui est l’application de Ciné-Jam, la traduction intégrale de son langage cinématographique. Un langage intuitif que j’aime inculquer. Après le 4 août, poursuit-elle, on a pu prendre la terrasse de l’immeuble et on l’a aménagée de façon à ce qu’elle soit «Home of Ciné Jam». J’ai senti le besoin de lancer de nouveau ce laboratoire cinématographique. » C’est donc sur cette terrasse aménagée que les rencontres ont eu lieu, donnant naissance à de la créativité communicative. Pour la première édition d’Ana Beirut, la réalisatrice avait envoyé 25 invitations à des artistes pour aboutir à neuf confirmations, car certains ne pouvaient s’engager à cette date précise. Le Film Lab durera 40 jours, pendant lesquels les artistes se rencontrent douze fois et créent Ana Beirut.


Les jeunes réalisateurs participants à Home of Cine-Jam film-lab. Photo DR

Home of Cine-Jam Film-Lab vise donc à reconnecter les artistes avec leurs pouvoirs créatifs et intuitifs. Le but de ce programme est de célébrer l’existence d’artistes indépendants locaux, de les guider pour représenter leurs émotions à travers les arts audiovisuels dans un langage cinématographique libre et de leur permettre d’adopter leur propre mode d’expression unique.

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« Ce n’est pas une voix, c’est un cri ! »

« Pas de synopsis, pas de scénario, mais une simple intuition, précise Muriel Aboulrouss. Ce n’est pas un processus classique cinématographique, mais alternatif, qui n’engage pas un travail réfléchi ni cérébral. »

Un cinéma alternatif

C’est par un jet d’émotions que se crée le film. Chaque épisode, de six minutes, représente une expérience intime, personnelle et donc unique à chaque artiste. « Mon but, dit Aboulrouss, est de soutenir ces artistes afin qu’ils explorent leur intime, et qu’ils créent à partir de ce coin sincère et authentique enfoui en eux un travail artistique, non pas commercial. » Pour Muriel Aboulrouss, qui se considère un peu comme un chef d’orchestre – « un métronome qui rythme le tempo » –, il n’était pas question d’intervenir dans le travail de ces jeunes de 25 à 37 ans qui ont quand même une certaine expérience dans le champ audiovisuel. Il s’agissait simplement de les remettre sur les rails s’ils en dévient. « Ce n’est pas à moi de leur dire si c’est bon ou pas. Je ne suis pas là pour les juger, mais pour leur indiquer les repères à suivre. » Et de poursuivre : « Ce programme, je l’offre à ma ville, à mon pays. Quelque chose de moi, de ma passion que je possède bien et que je voudrais transmettre. Ces jeunes artistes ont besoin d’être vus et appréciés. » Le Laboratoire cinématographique de Home of Cine-Jam, qui sera annuel, est une opportunité offerte à ces jeunes afin de parler, de communiquer et d’avoir une visibilité, mais aussi un cadeau offert à la capitale libanaise. D’une part, ces jeunes ont appris à disséquer leurs émotions et à en créer des sons et des images et, d’autre part, ils ont su faire des portraits de la ville de Beyrouth authentiques et vrais, non copiés sur le modèle occidental.

Pour voir la bande annonce de « Ana Beirut » :

https://youtu.be/GxGwH6iIKMw

* Instagram : @anabeirutseries

Facebook: @cinejamfilmlab

YouTube : Home of Cine-Jam



Ils s’appellent Ghina Abboud, Marie-Rose Osta, Amar Sokhen, Bachir Asmar, Jean-Pierre Abdayem, Gilbert Karam, Valentina Khawand, Aline Ouaïs et Sherine Raffoul. Neuf artistes audiovisuels qui ont choisi d’adhérer à ce programme crée par Muriel Aboulrouss, elle aussi réalisatrice de la série web Zyara, pour se sonder eux-mêmes ainsi que leur ville Beyrouth. Ces jeunes ont ainsi occupé...

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