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Sport - JO de Tokyo

Kevin Mayer : quatre étapes pour construire un décathlon en or

Kevin Mayer : quatre étapes pour construire un décathlon en or

Le décathlonien français Kevin Mayer a effectué l’essentiel de sa préparation à Montpellier, au stade Philippidès (photo ci-dessus). Les épreuves du décathlon des Jeux olympiques de Tokyo débutent aujourd’hui. Sylvain Thomas/AFP

De la qualification décrochée à La Réunion aux séances à domicile à Montpellier (sud de la France), en passant par Torun et Dubaï : quatre grandes étapes ont jalonné la préparation de Kevin Mayer pour le décathlon des Jeux olympiques de Tokyo, qui débute aujourd’hui.

Qualification à La Réunion

Contraint à l’abandon aux Mondiaux 2019 de Doha sur blessure, le Français Kevin Mayer (29 ans) était dans l’obligation de finir un décathlon dans les minima olympiques (8 350 points) pour être du voyage au Japon. Une compétition est envisagée aux États-Unis en avril 2020, mais le report des Jeux en raison du Covid-19 va bouleverser tous les plans du champion du monde 2017. C’est donc à Saint-Paul, sur l’île de La Réunion, les 18 et 19 décembre 2020, qu’est finalement montée une compétition spécialement pour l’occasion. Le recordman du monde (9 126 points), qui s’est entre-temps séparé de son entraîneur historique Bertrand Valcin, y étrenne sa nouvelle structure, désormais articulée autour de son préparateur physique Jérôme Simian et d’Alexandre Bonacorsi, ami d’enfance chargé de tenir à jour toutes les données de performance de l’athlète (séances, séries, répétitions, intensité de l’effort, etc.). Arrivé sur place trois semaines avant l’échéance, Mayer remplit parfaitement son contrat en réalisant le 4e score de sa carrière (8 552 points), avant de faire la fête toute la nuit avec les autres combinards. L’heure est à la délivrance pour le Français.

Doublé en salle à Torun

Après avoir longuement pesé le pour et le contre, Mayer décide de participer à l’Euro en salle à Torun (Pologne) en mars dernier. Quatre ans après le titre décroché à l’heptathlon à Belgrade, assorti d’un record continental (6 479 points), le médaillé d’argent de Rio 2016 souhaite s’offrir « une répétition avant les JO ». Il l’emporte sans surprise (6 392 points) et fait surtout le plein de confiance après deux échecs consécutifs dans un grand championnat (Euro 2018, Mondiaux 2019). « J’en bave avec les championnats depuis 2018 et c’est bien de revenir sur la boîte. C’est une étape pour les Jeux et tout le travail que j’ai mis en place avec ma nouvelle équipe commence à payer », lance-t-il.

Escapade à Dubaï

Afin de s’acclimater aux températures étouffantes de Tokyo, Mayer passe quinze jours à Dubaï (Émirats arabes unis) au mois de juin. L’occasion pour lui de constater que son petit pépin à un mollet, apparu quelques semaines auparavant, n’est plus qu’un mauvais souvenir. « C’était un stage élevé en termes d’intensité et de quantité avec des conditions plus dures qu’à Tokyo, explique le Français. On s’est rendu compte que la chaleur ne me posait pas du tout de soucis. » « L’idée était de s’échapper du quotidien et essentiellement de voir comment Kevin pouvait supporter la chaleur, abonde Alexandre Bonacorsi. À Dubaï, il faisait très chaud, entre 40 et 50 degrés tous les jours, avec un fort taux d’humidité. Mais le programme des séances est resté globalement le même que d’habitude, avec toutefois plus de volume parce que l’on était loin de la compétition. »

Entraînement à la maison

En dehors des deux semaines passées à Dubaï, Mayer a effectué l’essentiel de sa préparation à Montpellier, au stade Philippidès, tout en profitant de la salle de musculation construite récemment dans sa maison. « Un confort » indispensable à son équilibre. « Ce sont de petits détails qui font que l’entraînement devient plus supportable d’un point de vue physique et nerveux. Au décathlon, il y a dix épreuves à travailler. Donc on va loin au niveau de la fatigue », souligne-t-il. Ce grand fan de basket a aussi installé un panier pour son « plaisir », histoire de « calmer son système nerveux ». « Je fais des shoots tous les jours et durant 45 minutes à une heure, je ne pense qu’à une chose, mettre le ballon dans le filet. Je transpire un peu sans me fatiguer, c’est vraiment reposant et ça fait du bien », affirme le Français. « C’est un luxe, admet Alexandre Bonacorsi. Sa maison, il y tient et c’est un gros projet personnel. Cela permet de faire son sport à domicile et de s’évader avec le basket, la pétanque, la piscine. Il est autonome pour sa musculation chez lui. Il peut faire beaucoup de choses seul à la maison. »

Keyvan NARAGHI/AFP

De la qualification décrochée à La Réunion aux séances à domicile à Montpellier (sud de la France), en passant par Torun et Dubaï : quatre grandes étapes ont jalonné la préparation de Kevin Mayer pour le décathlon des Jeux olympiques de Tokyo, qui débute aujourd’hui.Qualification à La RéunionContraint à l’abandon aux Mondiaux 2019 de Doha sur blessure, le Français...

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