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Culture - Initiative

L’art va à la rencontre du patrimoine

L’art va à la rencontre du patrimoine

L’évènement « Shine on Lebanon » du Festival de Baalbeck est le parfait exemple de la symbiose réussie entre l’art, en l’occurence la musique, et les sites archéologiques. Photo capture YouTube

Un nouveau programme d’aide à la culture au Liban vient d’être lancé. Intitulé « Art et Territoire », il vise à soutenir des projets artistiques dédiés à la mise en valeur du patrimoine libanais. Il est porté par l’Ambassade de France et les antennes de l’Institut français du Liban en région (Tripoli, Jounieh, Deir el-Qamar, Saïda, Tyr, Nabatiyé, Zahlé, Baalbeck), en partenariat avec la Direction générale des antiquités (DGA) libanaise.

« Art et Territoire » est consacré à des projets d’artistes résidant au Liban, conçus et élaborés sur des sites archéologiques ou patrimoniaux libanais, réalisés en collaboration étroite avec une structure culturelle locale et/ou une municipalité. Ce programme a pour vocation d’encourager la création libanaise en contribuant activement à sa diffusion sur l’ensemble du territoire. Son objectif est de « créer et renforcer un réseau de partenaires nationaux (municipalités, associations, structures et acteurs culturels) pouvant s’approprier et perpétuer un nouveau modèle de création et de diffusion culturelle au Liban, où art et patrimoine se nourrissent mutuellement », selon le communiqué des organisateurs.

Une sélection reflet de la diversité artistique libanaise

Neuf projets faisant preuve d’une grande originalité et d’un véritable ancrage territorial ont été retenus par le jury. Celui-ci, constitué de représentants de l’Institut français du Liban, de la DGA, de l’IFPO et d’acteurs culturels partenaires, a choisi de privilégier la variété des disciplines artistiques : musique, performances théâtrales, installations immersives et interactives, arts visuels, etc. Une place particulière a été accordée aux propositions conçues avec des structures engagées auprès de la société civile, favorisant en particulier les problématiques liées aux libertés, au pluralisme, à l’environnement, à l’égalité de genre et qui par leur action promeuvent la culture comme outil de développement durable. Les projets sélectionnés seront réalisés d’ici à l’été 2022.

Les sites archéologiques qui seront investis par les artistes ont été sélectionnés par la DGA. « Répartis sur l’ensemble du territoire, ils incarnent la diversité et la richesse du patrimoine libanais. Les projets artistiques retenus valorisent à la fois l’histoire récente et ancienne du site, sa géographie, sa topographie, ses particularités et résonnent de façon polysémique avec les territoires qu’ils habitent en investissant un langage artistique original. Les neuf projets lauréats invitent en outre à un brassage des publics dans la durée et à la participation de spectateurs scolaires et universitaires activement intégrés dans la découverte des propositions », indiquent les organisateurs.

Une variété de projets

Les projets lauréats sont les suivants :

- « Parcours musical dans les temples romains de la Békaa » de Jean-Louis Mainguy, Leila Nahas et Bassem Christo pour le Festival de Baalbeck. Les organisateurs du Festival de Baalbeck ont proposé un parcours musical inédit à travers les temples de la Békaa, incluant de jeunes artistes de styles très variés et retransmis en live sur Facebook et YouTube le 9 juillet.

- « (Re)Discovering Spaces–Bridging Traditions of Music Culture and Heritage » ; le groupe Stories, en partenariat avec Onomatopeia et Sharqy Foundation, réinvestit le célèbre Château de la mer de Saïda. Au programme : deux jours de festival d’art et de musique proposant des ateliers musicaux et éducatifs pour enfants, des concerts, des rencontres et des expositions pour reconnecter le site à sa signification culturelle et à d’autres sites de Saïda. Septembre 2021, Château de la mer de Saïda.

- « Aux marches du palais » de Lama Amine (ONG Seenaryo). Un projet de rédaction et de montage d’une pièce de théâtre avec 15 jeunes en s’inspirant de l’histoire locale, qui comprendra plusieurs représentations itinérantes au sérail de Deir el-Qamar. Le but est de créer un réseau inclusif de jeunes liés par le théâtre, avec une empreinte écologique faible. Septembre 2021-avril 2022, sérail de Deir el-Qamar.

- « M’entends-tu Nihatha » de Caroline Hatem et Hadi Chouéri (association Yazan). Les deux artistes souhaitent réinvestir le site de Hosn Niha. Pour cela, ils installent des capteurs sonores et visuels activés par la température et la présence des visiteurs pour rendre vivant le lieu. Bruits de source d’eau, sons historiques, projection de constellation... Le projet est basé sur des archives, en partenariat avec la DGA. Juillet 2021-mai 2022, Hosn Niha.

- « Les ruines du temple » d’Amanda Abi Khalil pour le TAP. Organisation d’activités interactives (marches, événements musicaux, performance, cuisine...) entre la communauté locale et plusieurs artistes contemporains renommés. Projet à double objectif : mettre en valeur l’importance de la conservation des sites malgré les crises sociale, économique, sanitaire ou politique, et rendre plus accessibles l’art contemporain et le patrimoine. Août 2021-avril 2022, Hosn Niha.

- « Tyre Interactive Heritage Itinerary » de Rony Jalkh pour Placemaking MENA. Promenade artistique et archéologique menant au site d’al-Mina en passant par Beit al-Medina, tout au long duquel sont proposées des stations numériques interactives pour découvrir le site. Période indéterminée, al-Mina, Tyr.

- « Hymne à l’amour » d’Alfred Tarazi et Monika Borgman (UMAM DR). Projet d’une installation au Musée national explorant la thématique de la transmission et de la mémoire à travers la confrontation entre des objets familiaux et des œuvres du musée devenues universelles. Octobre 2021-avril 2022, Musée national de Beyrouth.

- « Une dramaturgie photographique » de Paola Yacoub et Michel Lasserre pour la Galerie Marfa’. Projet photographique avec des artistes locaux et la participation des habitants. Le projet proposera aussi des ateliers pédagogiques avec des étudiants et des rencontres. L’objectif : tisser un réseau de personnes mobilisées autour du site de Hosn Niha basé sur des valeurs d’égalité, notamment de genre. Été 2021-printemps 2022, Hosn Niha.

- « La trace du regard » de Charbel Samuel Aoun. L’artiste propose un projet sonore et visuel autour du puits d’Isis sur le site de la citadelle de Byblos en mai-juin 2022.

Un nouveau programme d’aide à la culture au Liban vient d’être lancé. Intitulé « Art et Territoire », il vise à soutenir des projets artistiques dédiés à la mise en valeur du patrimoine libanais. Il est porté par l’Ambassade de France et les antennes de l’Institut français du Liban en région (Tripoli, Jounieh, Deir el-Qamar, Saïda, Tyr, Nabatiyé, Zahlé,...
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