Rechercher
Rechercher

Politique - Boycott saoudien des importations libanaises

Boukhari recommande à Beyrouth des solutions "sécuritaires, politiques et judiciaires"

"Nous sommes confiants que les dirigeants saoudiens n'épargneront aucun effort pour aider le Liban, malgré les atteintes ignobles et les accusations malveillantes" lancées contre Riyad, affirme Geagea. 

Boukhari recommande à Beyrouth des solutions

Réunion à la chambre de commerce de Beyrouth et du Mont-Liban, entre l'ambassadeur saoudien au Liban, Walid Boukhari, et des représentants des organismes économiques, le 12 juillet 2021. Photo ANI

L'ambassadeur saoudien au Liban, Walid Boukhari, a discuté lundi avec des responsables politiques et économiques libanais de la crise commerciale entre le Liban et l'Arabie saoudite, préconisant à plusieurs reprises à Beyrouth d'envisager des solutions autant "sécuritaires et politiques que judiciaires". Riyad a interdit fin avril les importations libanaises après avoir saisi de la drogue cachée dans des produits agricoles en provenance du pays du Cèdre. 

"Nous partageons la responsabilité de lutter contre le crime organisé, international et transfrontalier, qui enfreint toutes les législations internationales", a affirmé M. Boukhari dans son intervention prononcée lors d'un événement organisé par les Forces libanaises (FL) à Meerab. Il a dans ce cadre espéré qu'un "mécanisme" puisse être trouvé pour apporter des solutions à la crise des exportations entre le Liban et l'Arabie saoudite. Il a estimé que les solutions qui doivent être trouvées doivent reposer sur trois axes différents : "des dispositions sécuritaires adéquates, une volonté politique sérieuse de trouver des solutions et une justice impartiale". 

"Un pas en arrière"
Lors de cet événement, le chef des FL, Samir Geagea, a de son côté estimé que si l'Arabie saoudite a "fait un pas en arrière" concernant le Liban, ce n'est pas pour "tourner le dos aux Libanais, comme certains le pensent", mais pour avoir une "vision d'ensemble" de la situation et "se préparer à soutenir à nouveau" le pays. "Nous sommes confiants dans le fait que les dirigeants saoudiens n'épargneront aucun effort pour aider le Liban, malgré les atteintes ignobles et les accusations malveillantes" lancées contre Riyad par certains, a ajouté M. Geagea, faisant probablement référence aux propos de l'ancien ministre des Affaires étrangères, Charbel Wehbé, qui s'en était pris violemment à un interlocuteur saoudien lors d'une émission de télévision. M. Wehbé avait ensuite quitté ses fonctions et son poste est désormais occupé, par intérim, par la ministre sortante de la Défense, Zeina Acar. Riyad est conscient que le Liban "connaît depuis 15 ans la présence de groupes, sur la scène interne, qui œuvrent totalement à l'encontre de l'intérêt" du pays, a ajouté Samir Geagea. A l'issue de discussions avec l'ambassadeur et des représentants de différents secteurs concernés, M. Geagea a dressé une liste de propositions pour mettre un terme à la crise. Il a notamment suggéré que toutes les exportations libanaises fassent l'objet d'une déclaration officielle auprès d'un notaire, reprenant toutes les informations concernant les produits vendus et les personnes concernées par le chargement. "Il faut établir une liste des importateurs de confiance au Liban", a ajouté le leader maronite, qui a appelé les autorités et organismes sécuritaires à renforcer leur contrôle des produits exportés. Il a en outre recommandé l'établissement d'une infrastructure "sous surveillance internationale" qui contrôlerait les produits agricoles et industriels et appelé les autorités saoudiennes à "faciliter l'entrée des produits libanais accumulés" depuis le début de la crise.

Lire aussi

Quelles sont les répercussions de l’interdiction des exportations agricoles vers l’Arabie saoudite ?


Avant d'être reçu à Meerab, l'ambassadeur Boukhari s'était entretenu à la Chambre de commerce de Beyrouth et du Mont-Liban avec des membres des Organismes économiques, avec qui il a développé une série de propositions permettant de "garantir la sécurité des importations" vers le royaume. Les participants à cette réunion ont convenu de développer un "plan de travail commun" à soumettre aux autorités. Les discussions se sont concentrées sur les critères et mesures à mettre en œuvre pour empêcher le trafic de drogue vers l'Arabie. "La réunion d'aujourd'hui entre dans le cadre du suivi qu'effectue l'ambassade des mesures prises par Beyrouth pour empêcher la contrebande", a précisé Walid Boukhari. "Nous n'avons plus le luxe du temps", a insisté le diplomate. 

Ces dernières semaines, les douanes libanaises ont saisi à plusieurs reprises d’importantes quantités de Captagon destinées à être convoyées en Arabie saoudite et ont arrêté plusieurs suspects dans ces affaires. Ces efforts ne semblent pas cependant avoir convaincu les autorités de Riyad, qui maintiennent jusque-là leurs mesures restrictives à l’égard du Liban, alourdissant encore plus l'ampleur des crises que subissent, depuis près de deux ans, les Libanais.


L'ambassadeur saoudien au Liban, Walid Boukhari, a discuté lundi avec des responsables politiques et économiques libanais de la crise commerciale entre le Liban et l'Arabie saoudite, préconisant à plusieurs reprises à Beyrouth d'envisager des solutions autant "sécuritaires et politiques que judiciaires". Riyad a interdit fin avril les importations libanaises après avoir saisi de la drogue...

commentaires (1)

Comme je l’ai dis .. que le redit : il n’y a que les FL qui pourront nous sortir de cette M****

Bery tus

20 h 08, le 12 juillet 2021

Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • Comme je l’ai dis .. que le redit : il n’y a que les FL qui pourront nous sortir de cette M****

    Bery tus

    20 h 08, le 12 juillet 2021

Retour en haut