Peut-on naviguer entre deux mondes sans jamais en trahir un ? C’est la question que pose, en filigrane, l’écrivain français Emmanuel Carrère dans son film Ouistreham, portrait émouvant de femmes en marge et déclassées, avec Juliette Binoche. Adapté du roman de la journaliste Florence Aubenas, Le quai de Ouistreham, publié en 2010, le film, qui se veut une œuvre de fiction et non un documentaire, a fait l’ouverture hier soir de la Quinzaine des réalisateurs, une des principales sections du Festival de Cannes. C’est le troisième film en tant que réalisateur de l’écrivain de Yoga et de L’Adversaire, récemment couronné en Espagne du prestigieux prix Princesse des Asturies pour l’ensemble de son œuvre. À l’issue de la projection, il a expliqué avoir pris des libertés avec le livre de Florence Aubenas, qu’il « admire énormément ». Dans le rôle-titre, Juliette Binoche livre une prestation d’une grande justesse. Elle est accompagnée d’actrices non professionnelles, parmi lesquelles certaines jouent leurs propres rôles.
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À Cannes, avec « Ouistreham », Carrère dresse le portrait d’une France en marge
OLJ / le 08 juillet 2021 à 00h00


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