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Sport - Football / Euro 2020

Dernier carré à Wembley, « temple du football » sous vigilance sanitaire

Dernier carré à Wembley, « temple du football » sous vigilance sanitaire

C’est à Wembley, « temple du football » à Londres, que se dérouleront les demi-finales Italie-Espagne et Angleterre-Danemark. Reuters/Pool/ Matthew Childs

Après Munich, Bakou ou Rome, tous les chemins de l’Euro mènent à Wembley, « temple du football » à Londres où se dérouleront les demi-finales Italie-Espagne et Angleterre-Danemark, demain mardi et après-demain mercredi, dans l’ombre persistante et inquiétante du Covid-19.

Le dernier carré est connu et il a fière allure, malgré la chute précoce des géants français, allemand, belge ou encore du tenant du titre portugais. Le jeu de dominos a mis ces favoris au tapis et l’Angleterre, toujours debout après avoir balayé l’Ukraine (4-0) samedi, rêve encore de monter sur le trône, à domicile, 55 ans après son dernier trophée. Comme au Mondial 1966, la sélection des Three Lions disputera la demi-finale dans son jardin de Wembley, mercredi soir contre le Danemark, rival surprise qu’il faudra écarter avant la finale rêvée, le dimanche 11 juillet dans l’enceinte centenaire.

Il n’y aura pas 95 000 spectateurs, comme à l’époque où Bobby Charlton et Geoffrey Hurst dominaient le ballon rond, mais plus de 60 000 dans un stade londonien qui peut d’habitude en accueillir 25 % de plus lors des compétitions internationales. Au Royaume-Uni, où les contaminations dues au variant Delta du coronavirus flambent, cette affluence – bien que réduite – soulève de nombreuses interrogations. « Je me demande vraiment si cela ne fait pas un peu trop », a ainsi lancé vendredi dernier la chancelière allemande Angela Merkel, « très préoccupée » comme ont pu l’être avant elle le président du Conseil italien Mario Draghi ou le vice-président de la Commission européenne Margaritis Schinas. Face à ces réserves, le Premier ministre britannique Boris Johnson a mis en avant le « mur d’immunité » bâti par le Royaume-Uni avec son programme de vaccination, grâce auquel 63 % des adultes ont reçu deux doses de vaccin.

Pour revenir au terrain, la première injection d’adrénaline est prévue demain soir avec un choc très alléchant entre l’Italie de Roberto Mancini et l’Espagne de Luis Enrique. La Nazionale a totalement évacué le traumatisme de sa non qualification pour le Mondial 2018, avec son attaque à frissons incarnée par Lorenzo Insigne et sa défense de fer organisée autour de Giorgio Chiellini et Leonardo Bonucci, seulement prise à défaut deux fois depuis le début du tournoi: en huitièmes contre l’Autriche (2-1 a.p.) puis en quarts contre la Belgique sur penalty (2-1). Gonflée par 32 matches sans défaite depuis septembre 2018, l’Italie est en mode rouleau compresseur et à une marche d’une finale à Wembley, ce « temple du football » comme Mancini le qualifie avec respect. La Roja ne compte toutefois pas se contenter d’un rôle de figurante. Elle aussi mise davantage sur son collectif huilé que sur des exploits personnels, elle aussi est en mission rachat après ses Mondiaux 2014 et 2018 ratés, entrecoupés d’un Euro 2016 terminé dès les huitièmes de finale... face à l’Italie (2-0), qu’elle avait corrigée quatre ans plus tôt en finale de l’Euro 2012 (4-0).

L’esprit d’Eriksen

Le vainqueur de ce duel de revanchards affrontera en finale l’hôte anglais ou la surprise danoise, adversaires mercredi. Il y a neuf mois, le dernier Angleterre-Danemark avait tourné à l’avantage du petit pays nordique (1-0), en Ligue des nations et déjà à Wembley. L’unique buteur ce jour-là, Christian Eriksen, ne foulera pas la pelouse, mais il sera dans toutes les têtes danoises, incroyables d’abnégation depuis le malaise cardiaque de leur n° 10 au début de l’Euro.

Comme des grands, les Danois ont atteint le dernier carré après avoir éliminé les Tchèques (2-1) samedi sans rien lâcher. « C’est à cela qu’on peut reconnaître une grande équipe: vous pouvez bien jouer, mais il faut aussi se battre, aller à la bataille et c’est ce qu’on a fait », a relevé le gardien Kasper Schmeichel à la télévision danoise DR. « C’est énorme. C’est fou. Nous avions un but, quand nous sommes venus ici : c’est qu’on rentre pour aller à Wembley », s’est aussi emballé le capitaine Simon Kjaer, après un long périple victorieux vers la capitale azerbaïdjanaise Bakou.

À Londres, le match des tribunes tournera forcément à l’avantage des Anglais. Dans un communiqué, le ministère danois des Affaires étrangères a en effet rappelé samedi qu’un isolement de 10 jours était actuellement exigé pour entrer au Royaume-Uni, « même quand on est entièrement vacciné ». Seuls les Danois résidant sur place, soit environ 30 000 personnes, pourront donc assister au match, a-t-il été souligné.

Après Munich, Bakou ou Rome, tous les chemins de l’Euro mènent à Wembley, « temple du football » à Londres où se dérouleront les demi-finales Italie-Espagne et Angleterre-Danemark, demain mardi et après-demain mercredi, dans l’ombre persistante et inquiétante du Covid-19.Le dernier carré est connu et il a fière allure, malgré la chute précoce des géants français, allemand, belge ou encore du tenant du titre portugais. Le jeu de dominos a mis ces favoris au tapis et l’Angleterre, toujours debout après avoir balayé l’Ukraine (4-0) samedi, rêve encore de monter sur le trône, à domicile, 55 ans après son dernier trophée. Comme au Mondial 1966, la sélection des Three Lions disputera la demi-finale dans son jardin de Wembley, mercredi soir contre le Danemark, rival surprise qu’il faudra écarter...
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