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Lifestyle - Liban Pop

L’optimisme contagieux de Abeer Nehmé

L’artiste vient de dévoiler un nouvel album, porté par le titre « Byeb’a nas » qui célèbre la joie de vivre. Pour elle, « les personnes qui nous soutiennent constituent la plus grande des grâces aujourd’hui ».

L’optimisme contagieux de Abeer Nehmé

La couverture de l’album de Abeer Nehmé « Byeb’a nas », un hymne à la vie.

La vie est tellement plus belle quand on est bien entouré. Dans notre société en proie à d’incessantes tempêtes, on peut toujours compter sur un soutien inattendu et des amitiés qui durent, contre vents et marées. C’est ce message d’espoir que Abeer Nehmé défend dans son titre original Byeb’a nas, qui est également le titre de son nouvel album sorti jeudi. La chanson indie pop, aux sonorités marquées par les notes d’une guitare hawaïenne et une batterie acoustique, évoque un jazz manouche très libanais et véhicule une véritable joie de vivre signée Rayan el-Haber. « Je recherchais une chanson différente qui porterait un message positif, confie Abeer Nehmé, car je crois sincèrement que l’optimisme est contagieux. Aujourd’hui, nous avons besoin de chanter. Et quoi de mieux que de célébrer ces personnes qui apportent quelque chose de beau dans nos existences, avec leur soutien et leur énergie si précieuse en ces temps difficiles. Je suis reconnaissante à Rayan pour cette collaboration, il a une musique pleine de vie qui nous ressemble à tous les deux, et un style propre à lui qui paraît simple en apparence, mais qui, en fait, n’est pas si facile. »

Cette joie de vivre, effectivement contagieuse, est amplifiée par un clip très vivant, réalisé par Élie Fahed, qui avoisinait déjà les 5 millions de vues quelques jours après sa diffusion sur la Toile. Sur les images, la chanteuse sème la bonne humeur dans les ruelles du village de Douma, où elle chante et danse avec les jeunes et les anciens de la localité.

« Cette chanson est l’une des plus positives que j’ai enregistrées, raconte l’artiste. Elie a voulu filmer le clip parmi les gens et j’ai adoré le choix de Douma, notre voisine, Jarit el-rida comme on dit. Moi je suis de Tannourine. L’idée était de célébrer ces êtres qui restent positifs et aimants malgré tous les défis de la vie, et cela est particulièrement vrai à Douma. Le village a su préserver son patrimoine, son héritage, et ses habitants sont authentiques, encore attachés à leur terre et à leurs traditions. Ils nous ont chaleureusement accueillis et cette énergie s’est reflétée dans le clip. » « De cette longue journée de tournage, je garde de merveilleux souvenirs, ajoute Abeer. Les gens sont descendus dans les rues, l’interaction était naturelle et spontanée. Grands et petits, chaque maison, chaque famille, tous ont participé au clip. Je me suis sentie dans un studio géant ; c’était sûrement l’un des plus beaux jours de ma vie. »

Abeer Nehmé, du talent et de la joie de vivre. Photo Firax

Un pays d’orphelins

Si la chanteuse, considérée aujourd’hui comme l’une des plus grandes voix du Liban, a tenu à envoyer des ondes positives à travers Byeb’a nas, elle estime que cela fait partie de son rôle d’artiste, spécialement dans la morosité ambiante et quotidienne du pays. « Nous ne pouvons pas nous mentir ou nous détacher de la réalité, dit-elle, mais il faut se rappeler que la vie mérite de se battre pour elle et de mettre en lumière les belles choses, comme ces relations humaines. L’être humain nous habite, nous change, nous colorie. » Et d’expliquer : « Au Liban, ce qui accentue nos problèmes, c’est que nous sommes orphelins. Nous vivons par chance, nous n’avons pas d’État et ne pouvons compter que sur nous autres Libanais. Cette lumière forte qu’on recherche émane souvent de ceux qui nous entourent et qu’on aime, de ces rencontres faites parfois par le hasard. Ces personnes qui nous soutiennent constituent la plus grande des grâces aujourd’hui. Il faut la chérir. »

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Optimiste, l’interprète de Waynak estime que « le Liban est plus grand que le temps et l’espace », et que « rien ne pourra le vaincre ». « Il y a énormément de douleur dans notre pays et tellement de rêves brisés sur ce chemin de croix, assure ainsi la chanteuse, célèbre surtout pour son interprétation d’hymnes religieux. Nous vivons dans un pays où nous pouvons mourir à tout moment, au sens propre ou figuré. Malgré cela, il y a beaucoup d’espoir, de foi, de résurrection. L’injustice ne durera pas et ce destin malheureux ne peut que changer. »

Bien entourée

Le Liban n’est en tout cas pas absent de son nouvel opus, Byeb’a nas, puisqu’elle a tenu à y inclure un chant patriotique Hayda watani, sorti après la révolution du 17 octobre. L’album, baignant dans des musiques douces et des paroles poétiques, propose de nouveaux titres inédits dont deux composés par son frère Élie Nehmé, ainsi que les singles Haidi el-deni signé Ghady et Oussama Rahbani, et le très nostalgique Fallou, qu’elle a elle-même composé, et dont le clip a également été réalisé par Élie Fahed. « Cet album marque ma seconde collaboration avec le label Universal Music MENA. Quand je pense aux belles personnes qui sont dans ma vie, je ne peux qu’évoquer cette équipe formidable qui me soutient, confie-t-elle. Cette collaboration exceptionnelle est l’une des plus belles choses dans ma carrière. Elle m’a ouvert des portes et permis de faire une musique que j’aime et qui me ressemble. » L’artiste, qui chante dans plus de 20 langues, estime tout de même que la langue n’est pas importante, mais bien le fait de porter un message et de vouloir dire quelque chose. « On peut faire une différence avec la musique, dit-elle. C’est un langage de paix et de foi qui représente l’humain. J’espère que le travail que je partage pourra rester et marquer les esprits et les consciences par les textes, la musique et les arrangements, et que ma musique accompagnera les gens dans leur vie. »

Chez elle, la chanteuse peut également compter sur une équipe de choc pour la soutenir dans son parcours : son mari, musicien et manager, l’accompagne sur ses projets, ainsi que ses huit frères et sœurs, dont sept sont chanteurs. La famille Nehmé fascine toujours autant ! « Je suis très privilégiée d’être née dans une famille dont le langage est la musique, affirme Abeer Nehmé, et qui rend la vie plus belle. Mon père, un grand artiste inné, restera mon premier professeur et ma première influence. Quant à mes frères et sœurs, je les consulte quand je dois faire des choix. Leur soutien et leurs encouragements, ainsi que la bénédiction de mes parents, ont une importance considérable pour moi. La musique nous rapproche. »



La vie est tellement plus belle quand on est bien entouré. Dans notre société en proie à d’incessantes tempêtes, on peut toujours compter sur un soutien inattendu et des amitiés qui durent, contre vents et marées. C’est ce message d’espoir que Abeer Nehmé défend dans son titre original Byeb’a nas, qui est également le titre de son nouvel album sorti jeudi. La chanson indie pop,...

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Une jolie voix. Abeer Nehmé semble aussi avoir fait le choix de mettre en avant des cadres typiques, traditionnels, du Liban si j’en juge par les 3 clips.

Marionet

09 h 53, le 13 juin 2021

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Commentaires (1)

  • Une jolie voix. Abeer Nehmé semble aussi avoir fait le choix de mettre en avant des cadres typiques, traditionnels, du Liban si j’en juge par les 3 clips.

    Marionet

    09 h 53, le 13 juin 2021

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