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Nos Lecteurs ont la Parole

Volés et séquestrés

Un matin on nous a dit que notre argent ne nous appartenait plus, qu’il était à la disposition de la banque centrale et l’État a fait de nous des quémandeurs, quémandeurs de nos droits, de notre argent.

Et depuis, chaque fois que nous allons retirer la somme qu’il a été décidé de nous accorder, celui de notre propre compte bancaire, on est anxieux, anxieux de connaître les toutes dernières dispositions. Depuis le 1er juin il va falloir tout payer en carte bancaire ou en chèque, car il a été décidé en haut lieu de limiter les billets en circulation.

Mais où vivent donc les promulgateurs de ces lois ? Sous quels cieux vivent-ils ? Ne savent-ils pas que dans ce pays, qu’ils ont transformé en jungle, il n’y a plus que les pièces sonnantes et trébuchantes qui ont cours et que la grande partie de nos dépenses se font en cash ?

De plus, pour pouvoir prendre un billet d’avion et aller vers d’autres cieux, il vous est demandé de régler les billets d’avion en espèces ; et là, vous êtes pris comme un rat : pas de cash en dollars, pas d’achat de billets. Pas de dollars en billets, pas de billets d’avion.

Volés et séquestrés, voilà où nous en sommes quand dans les pays dont les gouvernants ne sont pas des bandits les citoyens s’apprêtent à se payer des vacances ou un voyage d’affaires.

En attendant les billets verts, eux se font la malle allègrement vers la Syrie voisine sans être inquiétés.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.


Un matin on nous a dit que notre argent ne nous appartenait plus, qu’il était à la disposition de la banque centrale et l’État a fait de nous des quémandeurs, quémandeurs de nos droits, de notre argent.
Et depuis, chaque fois que nous allons retirer la somme qu’il a été décidé de nous accorder, celui de notre propre compte bancaire, on est anxieux, anxieux de connaître les...

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