Des dizaines de personnes attendant de se faire vacciner dimanche, dans le cadre du marathon organisé dans la Békaa, à Baalbeck-Hermel et au Akkar. Photo DR
La situation épidémiologique relative à la pandémie de coronavirus continue de s’améliorer au Liban. Hier, six décès et 71 nouveaux cas de contamination au coronavirus ont été enregistrés, selon le bilan quotidien du ministère de la Santé. Ce qui fait grimper à 541 628 le nombre total de cas recensés depuis le 21 février 2020, date de l’annonce du premier cas, au nombre desquels 7 769 décès, et 524 500 guérisons. Parmi les cas toujours actifs, 182 personnes sont hospitalisées, dont 90 en soins intensifs.
Parallèlement, la campagne de vaccination se poursuit à un rythme plus accéléré, notamment avec l’organisation des marathons de vaccination. Dans ce cadre, 2 690 personnes âgées de plus de 60 ans dans les mohafazats du Akkar, Baalbeck-Hermel et de la Békaa ont reçu dimanche leur dose du vaccin Pfizer/BioNTech.
« Les efforts du marathon Pfizer hier (dimanche), dans les régions à faible (taux) d’inscription (sur la plateforme), étaient louables », a déclaré dans ce cadre le directeur de l’hôpital universitaire Rafic Hariri de Beyrouth, le Dr Firas Abiad, disant espérer « que davantage de personnes seraient venues » se faire vacciner. « Il est clair que l’hésitation à se faire vacciner est un grand obstacle », a-t-il estimé dans une série de tweets publiée hier. Le Dr Abiad a en outre critiqué « l’attitude laxiste » d’une grande partie de la population qui ne respecte toujours pas les mesures de prévention du Covid-19. Il a ainsi mis en garde contre « un retour du virus » si la campagne de vaccination n’accélère pas.
À ce jour, 11,6 % de la population a reçu une première dose du vaccin et 6 % les deux doses.
« Les mains vides »
Le Dr Abiad s’est par ailleurs inquiété des nombreuses pénuries auxquelles est confronté le secteur médical. « Les médecins et infirmières, (...) en première ligne de lutte contre le coronavirus, se retrouvent maintenant à lutter contre d’autres maladies les mains vides, a-t-il mis en garde. Cette semaine sera décisive. Sans solution à ces pénuries, de nombreux services pourraient s’arrêter. »
Pour sa part, le Rassemblement des médecins libanais a réclamé le paiement par le gouvernement des montants qui leur sont dus depuis plus d’un an. « Ces montants impayés relèvent du droit des médecins qui travaillent en échange de maigres honoraires, payés un ou deux ans plus tard, ce qui fait qu’ils travaillent presque gratuitement », a estimé le comité. Il a proposé que la rémunération soit évaluée en fonction de la cherté de vie. L’appel de ce groupe fait écho à celui de l’ordre des médecins qui a également agité samedi la menace d’une grève générale.
Réagissant à ces développements, le ministre sortant des Finances, Ghazi Wazni, a « donné ses directives » afin que 101,225 milliards de livres libanaises soient débloqués pour régler les factures que l’État doit aux hôpitaux et aux médecins pour leurs honoraires.


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