La bande dessinée, qui a vu l’annulation ou le report en cascade de tous ses festivals, dont Angoulême, dans l’ouest de la France, renoue avec le public demain et après-demain grâce aux 48H BD, éparpillées en France et en Belgique. « C’est une reprise de l’activité pour la BD, et des retrouvailles avec le public bienvenues pour les libraires », affirme le président de ce festival, François Capuron. Le Festival international de la BD d’Angoulême, qui pour 2021 avait prévu une édition grand public en juin, y a renoncé en raison de l’épidémie de Covid-19. Le festival de la BD de Puteaux, dans la région parisienne, prévu fin mai, a été annulé. Et celui de Bastia, qui se tient normalement en mars, a été décalé en septembre. Pour 48H BD, qui a traditionnellement lieu en avril, le pari d’une édition les 4 et 5 juin a été le bon. « On n’a pas senti de limitations, de freins dans les demandes et les idées pour chaque événement », se félicite François Capuron. Quelque 350 animations gratuites sont prévues dans les librairies, médiathèques, établissements scolaires et en ligne, en France et en Belgique. Offrant 200 000 albums à 2 euros, ce festival associe 10 éditeurs petits ou moyens, d’Ankama à Vents d’Ouest, en passant par le belge Kennes ou le suisse Paquet. D’après son président, « il permet de faire travailler ensemble des éditeurs avec des perspectives très différentes, mais qui s’entendent très bien. Cela change de la logique d’Angoulême, où ce sont surtout les gros éditeurs qui ont la parole ».
Lifestyle
La bande dessinée retrouve un festival avec « 48H BD »
OLJ / le 03 juin 2021 à 00h00


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