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Société - Crise Des Médicaments

Hassan demande la levée du secret bancaire sur les comptes subventionnés des sociétés pharmaceutiques

Le ministre sortant de la Santé appelle à préserver la sécurité liée à la disponibilité du médicament.

Hassan demande la levée du secret bancaire sur les comptes subventionnés des sociétés pharmaceutiques

Michel Aoun s’entretenant avec Hamad Hassan. Photo Dalati et Nohra

Alors que la crise des médicaments s’aggrave au fil des jours et que la Banque du Liban tarde à ouvrir des lignes de crédit pour les compagnies pharmaceutiques, le ministre sortant de la Santé Hamad Hassan s’est rendu hier auprès des trois pôles du pouvoir pour leur exposer le problème.

Depuis le palais de Baabda, M. Hassan a ainsi appelé à la levée du secret bancaire sur tous les comptes qui bénéficiaient des subventions de la banque centrale, notamment les sociétés pharmaceutiques. « Nous voulons de la transparence dans les chiffres », a-t-il ainsi réclamé à l’issue d’une rencontre avec le chef de l’État Michel Aoun. « La question des subventions des médicaments n’est pas matière à plaisanterie », a-t-il déclaré, appelant à ne pas saper la confiance dans le secteur pharmaceutique. « La Banque du Liban subventionne depuis le début de la crise économique et financière (octobre 2019) les importations de plusieurs catégories de produits, notamment les médicaments et le matériel médical, a ajouté M. Hassan. Mais depuis début mai, les pharmaciens font face à de nombreuses restrictions en raison d’un changement au niveau de la procédure mise en place par la BDL, qui bloque la distribution de médicaments, même si ceux-ci sont disponibles auprès des importateurs. La banque centrale impose désormais que les importateurs obtiennent une confirmation préalable pour n’importe quelle commande. »

M. Hassan a en outre mis l’accent sur la nécessité de préserver la sécurité liée à la disponibilité du médicament. Il a dans ce cadre expliqué que « les chiffres controversés avancés par la BDL ne servent pas la stratégie médicamenteuse du ministère ». À l’issue de son entretien avec le président de la Chambre Nabih Berry, M. Hassan a appelé le gouverneur de la Banque du Liban Riad Salamé à tenir ses engagements et à continuer à assurer les subventions nécessaires pour les médicaments. Il a enfin lancé le même appel au Grand Sérail où il a été reçu par le Premier ministre sortant Hassane Diab.

Un cri d’alarme similaire a été lancé par le président de la commission parlementaire de la Santé Assem Araji, qui a souligné que la crise dans le secteur médical était notamment due au fait que le gouvernement sortant de Hassane Diab ne veut pas prendre de décision concernant la levée des subventions, mais « attend que le nouveau gouvernement la prenne ».

Se prononçant à l’issue de la réunion de la commission, M. Araji a noté que celle-ci avait rédigé, en coopération avec le ministre Hassan et les syndicats des pharmaciens et des importateurs des médicaments, un « plan » pour la rationalisation des subventions dans le secteur, appelant l’exécutif à « l’appliquer ». Il a encore estimé que la Banque du Liban devrait donner les noms des entreprises pharmaceutiques et important du matériel médical qui bénéficient de subventions, ainsi que les listes des médicaments importés par ces entreprises, afin de pouvoir déterminer si elles « trichent » sur leurs factures.

« Si nous continuons à fonctionner comme nous le faisons actuellement, nous allons vers une vraie catastrophe », a-t-il martelé. Et de réitérer son appel à soutenir les industries nationales pour qu’elles puissent assurer l’offre nécessaire pour le marché local.


Alors que la crise des médicaments s’aggrave au fil des jours et que la Banque du Liban tarde à ouvrir des lignes de crédit pour les compagnies pharmaceutiques, le ministre sortant de la Santé Hamad Hassan s’est rendu hier auprès des trois pôles du pouvoir pour leur exposer le problème. Depuis le palais de Baabda, M. Hassan a ainsi appelé à la levée du secret bancaire sur tous les comptes qui bénéficiaient des subventions de la banque centrale, notamment les sociétés pharmaceutiques. « Nous voulons de la transparence dans les chiffres », a-t-il ainsi réclamé à l’issue d’une rencontre avec le chef de l’État Michel Aoun. « La question des subventions des médicaments n’est pas matière à plaisanterie », a-t-il déclaré, appelant à ne pas saper la confiance dans le secteur...
commentaires (1)

assez tourner autour du pot. assez tergiverser, il est grand temps de prendre une decision qu'on aurait du deja avoir prise depuis au moins 8 ans : celle d'abroger cette loi du secret bancaire qui ne peut plus profiter qu'aux escrocs libanais -le liban ayant ete mis a l'index par le monde entier depuis lors, atout qui n'en sera jamais plus un pour le liban: encore une fois sauf pour nos mafieux escrocs de tous genres.

Gaby SIOUFI

10 h 22, le 02 juin 2021

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Commentaires (1)

  • assez tourner autour du pot. assez tergiverser, il est grand temps de prendre une decision qu'on aurait du deja avoir prise depuis au moins 8 ans : celle d'abroger cette loi du secret bancaire qui ne peut plus profiter qu'aux escrocs libanais -le liban ayant ete mis a l'index par le monde entier depuis lors, atout qui n'en sera jamais plus un pour le liban: encore une fois sauf pour nos mafieux escrocs de tous genres.

    Gaby SIOUFI

    10 h 22, le 02 juin 2021

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