Un ministre saoudien a défendu lundi sa décision de contraindre les milliers de mosquées du pays à baisser le volume de leurs haut-parleurs, notamment lors de l’appel à la prière, une décision controversée dans ce royaume ultraconservateur.
Le ministère des Affaires islamiques a ordonné la semaine dernière aux mosquées de régler leurs haut-parleurs à un tiers de leur volume maximum, et de limiter leur usage à l’appel à la prière et non à la diffusion de sermons entiers. Cette mesure a aussitôt suscité une levée de boucliers dans les milieux religieux et conservateurs dans un pays pratiquant un islam rigoriste. Le ministre des Affaires islamiques Abdellatif al-Cheikh a justifié cette décision en invoquant la santé et le bien-être des enfants et des personnes âgées, dérangés par le bruit. « Ceux qui veulent prier n’ont pas besoin d’attendre l’appel à la prière de l’imam », a assuré le ministre dans une vidéo diffusée par la télévision d’État. « Ils devraient déjà être avant à la mosquée », a-t-il ajouté. Des chaînes de télévision diffusent déjà prières et sermons sur le Coran, a-t-il encore expliqué, suggérant que les mosquées n’avaient pas besoin d’en rajouter. Dans un pays abritant des dizaines de milliers de mosquées, cette décision a été bien accueillie. Mais elle a aussi déchaîné les passions sur les réseaux sociaux.


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Il a parfaitement raison! Ayant passé une vingtaine d'années en Arabie, je peux témoigner que cela peut être parfois très gênant, surtout pour l'appel du "fajr", dans lequel le muezzin se plaisait à ajouter "assalatou khayron minan naoum". Le pire c'est que ces muezzins avaient le plus souvent une voix horrible, qui me faisait penser à un vers du grand poète Al-Akhtal(le grand, de l'époque omayyade) dans lequel il compare la voix du muezzin à celle du chameau...
11 h 46, le 02 juin 2021