Lors d’une réunion virtuelle tenue hier, le président du Rassemblement des dirigeants et chefs d’entreprise libanais dans le monde (RDCL World), Fouad Zmokhol, a exhorté l’American Task Force for Lebanon (ATFL), puissant lobby américano-libanais basé à Washington et présidé par l’ambassadeur Edward M. Gabriel, à « ne pas quitter le Liban et à le soutenir dans toutes ses composantes », alors que le pays est « pris en otage par les responsables de cet effondrement ».
Des propos compilés dans un communiqué envoyé à la presse à la suite de cette réunion et dans lequel Fouad Zmokhol a qualifié la situation du Liban de « sabotage », soulignant « l’incapacité pour le secteur privé de continuer ainsi » face à « l’effondrement économique » que connaît le pays du Cèdre depuis près de deux ans.
Énumérant les secteurs bancaire, commercial, sanitaire, hospitalier et agricole, le président du RDCL World a également dénoncé une « stratégie destructrice et préméditée de briser chaque secteur l’un après l’autre » et a auguré, en conséquence, d’« une période à venir encore plus difficile sans aide internationale et avec le risque d’une explosion sociale ».
Des propos qui rappellent ceux du président du Rassemblement des dirigeants et chefs d’entreprise libanais (RDCL, une entité distincte du RDCL World), Fouad Rahmé, qui avait qualifié en novembre dernier les mesures de confinement, prises pour enrayer la propagation de la pandémie de Covid-19, de « complot » vers « la mort du secteur privé ».
Le communiqué publié hier n’a pas fait état des contributions à cette réunion de la part de l’ATFL. Cette organisation, à but non lucratif et majoritairement constituée d’Américains d’origine libanaise, demeure l’une des plus importantes à faire du lobbying pour le Liban dans la capitale fédérale américaine. Elle tente ainsi de renforcer les relations historiques entre le Liban et les États-Unis, d’aider les différentes institutions libanaises et de promouvoir un Liban démocratique et multiconfessionnel.
Des propos compilés dans un communiqué envoyé à la presse à la suite de cette réunion et dans lequel Fouad Zmokhol a qualifié la situation du Liban de « sabotage », soulignant « l’incapacité pour le secteur privé de continuer ainsi » face à « l’effondrement économique » que connaît...


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