Les chaînes de télévision françaises M6 et TF1 ont annoncé lundi leur projet de fusion, une opération qui ne devrait pas aboutir avant la fin 2022 en raison des règles contre la concentration des médias, les deux groupes possédant dix chaînes hertziennes à eux deux aujourd’hui. M6, qui possède aussi des stations de radio dont RTL, était à vendre depuis plusieurs mois, par son actionnaire principal le groupe allemand Bertelsmann, via sa filiale RTL Group. C’est Bouygues, maison mère de TF1, qui l’a emporté, et qui prendra le contrôle du futur groupe avec 30 % des parts, si la fusion est autorisée. « TF1, M6, Bouygues et RTL Group annoncent aujourd’hui (lundi) qu’elles ont conclu des protocoles d’accord d’entrée en négociations exclusives pour fusionner les activités de TF1 et M6, et créer un groupe de médias français d’envergure », ont annoncé les groupes dans un communiqué. Ils disent tabler sur une finalisation de la transaction d’ici à la fin de 2022. Le patron emblématique de M6, Nicolas de Tavernost, deviendrait alors PDG de la nouvelle entité, ont annoncé les chaînes. L’actuel PDG de TF1 Gilles Pélisson deviendra directeur général adjoint de Bouygues en charge des médias. RTL Group garderait 16 % du capital et agirait de concert avec Bouygues, les deux partenaires contrôlant 46 % de la future entité fusionnée. Bouygues va débourser 641 millions d’euros pour sceller l’opération. La fusion vise à réaliser un maximum de synergies, estimées à entre 250 et 350 millions d’euros, par exemple en permettant de ne conserver qu’une seule régie publicitaire. Les promoteurs du projet n’ont en revanche pas évoqué ses éventuelles conséquences en termes d’emplois. Le point décisif sera le feu vert des autorités antitrust.
Monde - Fusion
TF1 et M6 veulent créer un nouveau champion français de la télévision
OLJ / le 19 mai 2021 à 00h00


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