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Société - Carte de rationnement

Faute d’aide étrangère, il faudra puiser dans les réserves de la BDL, avertit Diab

Faute d’aide étrangère, il faudra puiser dans les réserves de la BDL, avertit Diab

Le Premier ministre Hassane Diab veut « aider la société libanaise ». Photo ANI

La carte de rationnement a été au centre d’un entretien, à Baabda, entre le chef de l’État Michel Aoun et le Premier ministre sortant Hassane Diab. En soirée, la chaîne arabe al-Hurra a diffusé un entretien dans lequel M. Diab a estimé que cette carte, destinée à être distribuée à 75 % de la population, devrait être financée par des parties étrangères. Sans quoi, a-t-il averti, il faudra puiser dans les réserves en devises de la Banque du Liban, même s’il faut pour cela puiser dans les réserves obligatoires.

Plus tôt dans la journée, le chef des Forces libanaises Samir Geagea avait mis en garde contre toute « tentative de ponctionner » les réserves en devises de la Banque du Liban (BDL), affirmant que des poursuites judiciaires seraient lancées contre tout responsable recourant à ces réserves. Ces fonds « ne sont aucunement liés à l’État, mais sont des biens privés protégés par l’article 15 de la Constitution », avait-il affirmé.

S’appuyant sur des statistiques, M. Diab a indiqué que la carte de rationnement devrait être distribuée à 750 000 familles vivant en dessous du seuil de pauvreté. Le financement de cette carte s’élèverait à « près d’un milliard de dollars », a-t-il estimé, précisant que chaque carte serait chargée avec un montant s’élevant entre un et trois millions de livres libanaises « en fonction du nombre de membres que contient la famille ».

Cette carte « fait l’objet d’un consensus politique », a-t-il indiqué, précisant que le projet était actuellement discuté par un comité ministériel. Les discussions sur cette question devraient se terminer « d’ici à une semaine au maximum », a-t-il estimé, avant que le projet ne soit envoyé au Parlement qui devra endosser la responsabilité de tout projet de rationalisation des subventions et de carte de financement.

Hassane Diab a ajouté que l’exécutif souhaite que le financement de cette carte soit couvert « par des sources externes ». Autrement, a-t-il ajouté, il n’y aurait pas d’autre alternative que de passer par la BDL, qui devra alors puiser dans ses réserves, ce que refuse catégoriquement le gouverneur de la BDL, Riad Salamé. « Cette question doit être avalisée par le Parlement », a-t-il affirmé.

La quasi-totalité des réserves en devises de la BDL est composée des réserves obligatoires des banques – plus de 15 milliards sur les 16,35 milliards évoqués par le gouverneur il y a deux semaines. Mais « comment peut-on refuser de descendre sous les 15 milliards de dollars ? » s’est interrogé M. Diab, estimant « nécessaire » de baisser ce plafond afin « d’aider la société libanaise ».


La carte de rationnement a été au centre d’un entretien, à Baabda, entre le chef de l’État Michel Aoun et le Premier ministre sortant Hassane Diab. En soirée, la chaîne arabe al-Hurra a diffusé un entretien dans lequel M. Diab a estimé que cette carte, destinée à être distribuée à 75 % de la population, devrait être financée par des parties étrangères. Sans quoi, a-t-il...

commentaires (1)

je lui avais toujours trouve qqs petites qualites a m. Diab, j'avais surtout rejete bcp de critiques a son egard. Mais la trop c'est trop m. diab. TROP C'EST TROP ! il se permet de critiquer les saoudiens leur demandant de prendre de meilleures dispositions sur leurs propres frontieres puis la il fait chanter les instances int'l comme quoi sans leurs sous le Liban puisera dans ses derniers $ -ceux des citoyens/depositeurs eux memes.

gaby sioufi

15 h 19, le 04 mai 2021

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Commentaires (1)

  • je lui avais toujours trouve qqs petites qualites a m. Diab, j'avais surtout rejete bcp de critiques a son egard. Mais la trop c'est trop m. diab. TROP C'EST TROP ! il se permet de critiquer les saoudiens leur demandant de prendre de meilleures dispositions sur leurs propres frontieres puis la il fait chanter les instances int'l comme quoi sans leurs sous le Liban puisera dans ses derniers $ -ceux des citoyens/depositeurs eux memes.

    gaby sioufi

    15 h 19, le 04 mai 2021

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