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Politique - Frontière maritime

Les négociations indirectes entre le Liban et Israël reprendront mardi prochain

John Desrocher, le diplomate américain qui gère ce dossier, attendu à Beyrouth en début de semaine.

Les négociations indirectes entre le Liban et Israël reprendront mardi prochain

Une base de la Finul située à Nakoura au Liban-Sud, à la frontière avec Israël, le 11 novembre 2020. Aziz Taher/Reuters

Le Liban et Israël reprendront mardi 4 mai leurs négociations indirectes sur le tracé de la frontière maritime entre les deux pays, sur fond d’exploitation de ressources en hydrocarbures off-shore, alors que le processus est suspendu depuis décembre dernier. C’est ce qu’a confirmé à L’Orient-Le Jour une source officielle libanaise. La reprise des négociations « coïncidera naturellement », selon cette source, avec la présence au Liban la semaine prochaine du diplomate américain John Desrocher qui gère ce dossier et qui arrive dimanche soir à Beyrouth. 

L’agence Reuters, qui a confirmé l’information, a rappelé jeudi que le bureau du ministre israélien de l’Énergie, Yuval Steintiz, a souligné qu’Israël « envisageait la reprise des pourparlers, mais sur la base du territoire déjà délimité et qui fait litige », en allusion à la zone délimitée avant que le Liban ne réclame une superficie supplémentaire dans le cadre de ces négociations.

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Les négociations indirectes sur la démarcation de la frontière maritime entre le Liban et Israël, entamées il y a six mois, ont été suspendues en décembre 2020. Lors de ces pourparlers, les négociateurs et experts libanais avaient soulevé l’importance pour le Liban de promulguer un amendement au décret 6433/2011 qui donne au Liban un droit supplémentaire sur 1 430 km² dans le tracé de la frontière maritime avec Israël, alors que les négociations avaient démarré sur la base d’une superficie de 860 km² à partager entre les deux pays.

Le chef de l’État Michel Aoun avait fait de la revendication maximaliste libanaise son cheval de bataille pendant plusieurs semaines. Pourtant, après paraphe du document par les ministres concernés, il avait refusé d’y apporter son approbation exceptionnelle, conditionnant toute signature à un consensus en Conseil des ministres. Le cabinet sortant de Hassane Diab est cependant uniquement chargé de la gestion des affaires courantes et ne peut pas donc se réunir normalement.

Selon Laury Haytayan, directrice régionale du Natural Ressource GovernanceInstitute, la reprise des négociations indirectes a pu être rendue possible par la proposition avancée par le sous-secrétaire américain aux Affaires politiques, David Hale, à son dernier passage au Liban. Ce dernier avait alors affirmé que Washington restait prêt à « faciliter » la reprise des négociations et proposé au Liban d’y amener ses propres experts qui « donneront leurs recommandations ».

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Par ailleurs, dans un entretien publié dans le quotidien Nida’ el-Watan, le chef de l’État avait franchement estimé que promulguer l’amendement du décret 6433/2011 reviendrait à « mettre un terme aux négociations » avec Israël. Face aux revendications libanaises jugées maximalistes, l’État hébreu avait menacé le Liban d’un tracé maximaliste de son cru qui aurait empiété sur quatre blocs libanais et bloqué toute négociation. Mme Haytayan n’élimine pas non plus la possibilité que la reprise des négociations indirectes ait redémarré à la fin de la période de passation des pouvoirs entre les deux administrations Trump et Biden aux États-Unis. Elle regrette toutefois que « le Liban s’y rende en ordre dispersé ».

Pour sa part, une source libanaise ayant requis l’anonymat rappelle « qu’indépendamment de la querelle sur les lignes et tracés, l’accord-cadre sur la reprise des négociations est ce qui compte avant tout ». « C’est à la sauvegarde de cet accord-cadre, considéré comme un document essentiel, que le succès du processus de négociation doit être mesuré », a-t-elle affirmé à L’OLJ.

L’ambassadrice d’Italie écoutant les explications des officiers libanais et italiens au sujet du nouveau matériel cartographique. Photo DR


Cet article a été mis à jour le vendredi 30 avril 2021 à 15h50. 

Coopération militaire libano-italienne poussée en matière de production cartographique marine
Les forces navales libanaises et italiennes ont signé hier l’annexe technique de leur accord bilatéral pour la coproduction de cartes marines électroniques (ENC) et de cartes papier. Au cours de la cérémonie, l’Institut hydrographique de la marine italienne a aussi fait don à l’armée libanaise d’un matériel hydrographique qui remplacera celui qui avait été détruit par la double explosion au port de Beyrouth. L’équipement était également un don italien aux forces régulières.
La cérémonie s’est déroulée en présence de l’ambassadrice d’Italie, Nicoletta Bombardiere et de hauts officiers libanais et italiens.
Dans le cadre de l’accord susmentionné, le service hydrographique de l’armée a élaboré un plan cartographique composé de 13 cartes marines électroniques et des cartes correspondantes en format papier traditionnel, dont la production débutera le mois prochain. Le portefeuille cartographique comprend les 230 km de la côte libanaise. Les premières cartes coproduites par les deux départements correspondants italien et libanais seront celles relatives au port de Beyrouth et aux « zones de navigation proches de Beyrouth ».
C’est bien la première fois que le Liban dispose de son propre plan de production cartographique couvrant les eaux territoriales libanaises et la sécurité de la navigation, selon un communiqué de l’ambassade d’Italie.

Le Liban et Israël reprendront mardi 4 mai leurs négociations indirectes sur le tracé de la frontière maritime entre les deux pays, sur fond d’exploitation de ressources en hydrocarbures off-shore, alors que le processus est suspendu depuis décembre dernier. C’est ce qu’a confirmé à L’Orient-Le Jour une source officielle libanaise. La reprise des négociations « coïncidera...

commentaires (2)

Avec un président qui joue avec les nerfs des libanais qui, dès qu’on a évoqué l’approche de la signature du traité a crié au scandale en réclamant des études supplémentaires sur les quelques 1400km oubliés et une fois ce problème mis sur la table il dit vouloir accélérer les négociations pour éviter de voir le problème traîner et le Liban relégué au Rang du spectateur des forages Israéliens. A un moment il faut savoir ce qu’on veut et être conséquent et donner des rares clairs surtout lorsque l’on occupe un poste de chef d’état. Sauf s’il sait ce qu’il fait au fond et le fait volontairement pour bloquer le pays à ce niveau là aussi. Ce qui n’est pas pour nous surprendre vu son manque de patriotisme prouvé par le bloquage du pays et ses manœuvres pour le diviser depuis même avant son accession au pouvoir.

Sissi zayyat

15 h 34, le 30 avril 2021

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Commentaires (2)

  • Avec un président qui joue avec les nerfs des libanais qui, dès qu’on a évoqué l’approche de la signature du traité a crié au scandale en réclamant des études supplémentaires sur les quelques 1400km oubliés et une fois ce problème mis sur la table il dit vouloir accélérer les négociations pour éviter de voir le problème traîner et le Liban relégué au Rang du spectateur des forages Israéliens. A un moment il faut savoir ce qu’on veut et être conséquent et donner des rares clairs surtout lorsque l’on occupe un poste de chef d’état. Sauf s’il sait ce qu’il fait au fond et le fait volontairement pour bloquer le pays à ce niveau là aussi. Ce qui n’est pas pour nous surprendre vu son manque de patriotisme prouvé par le bloquage du pays et ses manœuvres pour le diviser depuis même avant son accession au pouvoir.

    Sissi zayyat

    15 h 34, le 30 avril 2021

  • rien de nouveau le flou . mais pourquoi ..."" confié hier à L’Orient-Le Jour une source officielle libanaise ayant requis l’anonymat..."" pourquoi la cachoterie ? pourquoi pas une declaration claire nette et precise emanant des autorites libanaises?

    gaby sioufi

    10 h 31, le 30 avril 2021

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