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Société - Contestation

Trois plateformes de la société civile lancent un plan de sauvetage

Ces groupes se proposent de former une opposition politique animée par une vision, un programme et un leadership unifiés pour construire le « nouveau Liban ».

Trois plateformes de la société civile lancent un plan de sauvetage

Pyramid, la Coalition civique libanaise et Our New Lebanon ont lancé hier une initiative de redressement du Liban. Photo DR

Trois plateformes regroupant des intellectuels issus du soulèvement populaire du 17 octobre ont lancé hier une initiative de redressement du Liban lors d’une conférence de presse tenue à l’hôtel Gefinor. Il s’agit du groupe Pyramid, qui regroupe une centaine d’associations de la société civile, de la Coalition civique libanaise, qui se présente comme un mouvement d’opposition, et du groupe Our New Lebanon, un regroupement de Libanais de la diaspora. Ces groupes se proposent de former une opposition politique animée par une vision, un programme et un leadership unifiés pour construire le « nouveau Liban ». Ces organisations ont rendu publics hier un document politique et un programme de sauvetage du pays basé sur la souveraineté, la constitution, la justice et l’égalité, la restructuration du pouvoir sur une base constitutionnelle et démocratique, les réformes structurelles, socio-économiques et administratives, un plan d’urgence socio-économique, sanitaire, financier et monétaire, et enfin une diplomatie proactive.

Contacts avec la communauté internationale

« Nous pensons que les solutions aux problèmes du Liban doivent être à la fois internes et externes. Le pays doit être déclaré État défaillant et les résolutions internationales doivent être appliquées, estime Rachid Rahmé, chef du service des urgences à l’hôpital du Sacré-Cœur et membre de la plateforme Pyramid. La communauté internationale doit intervenir, car nous ne pourrons pas opérer de changements sans soutien extérieur. Voilà pourquoi nous sommes en train d’entrer en contact avec l’étranger, à travers l’ONU », indique-t-il à L’Orient-Le Jour. M. Rahmé révèle que le groupe s’est récemment réuni en ligne avec le Congrès américain, et qu’il a également discuté avec la France, la Chine et la Russie. « Nous sommes soumis à une occupation iranienne et, dans une moindre mesure, syrienne. Nous voulons récupérer l’État et que les armes soient uniquement détenues par l’armée. Nous avons également besoin de réformes urgentes », souligne-t-il.Susan Serbey, membre à l’origine de la création de Pyramid, indique que sa formation est en contact avec la diaspora libanaise aux États-Unis et en Europe. « C’est la diaspora qui fera la différence lors des prochaines législatives. Nous coordonnons aussi avec toutes les coalitions qui partagent les mêmes aspirations quant à l’avenir du pays », confie-t-elle.Interrogé sur les actions prévues sur le terrain, un membre de la Coalition civique libanaise qui a requis l’anonymat explique que « les trois plateformes ne comptent pas organiser de manifestations, ni se présenter aux prochaines législatives, mais elles travaillent à mettre en place un establishment qui dessinera les politiques publiques du pays pour les années à venir ». « La thaoura est en train de se transformer en opposition organisée. Elle prend désormais une forme institutionnalisée pour dire à ses détracteurs qu’elle n’est pas formée de groupes disparates, mais qu’elle a une vision politique claire », explique ce militant à L’OLJ.

« Le changement, ce n’est pas seulement avec les élections qu’on pourra l’obtenir. Il faut passer du politique aux politiques publiques et travailler sur des projets à long terme. Le changement a déjà commencé le 17 octobre 2019. Nous allons encore passer par de nombreuses épreuves avant d’atteindre notre but », conclut cet activiste.


Trois plateformes regroupant des intellectuels issus du soulèvement populaire du 17 octobre ont lancé hier une initiative de redressement du Liban lors d’une conférence de presse tenue à l’hôtel Gefinor. Il s’agit du groupe Pyramid, qui regroupe une centaine d’associations de la société civile, de la Coalition civique libanaise, qui se présente comme un mouvement d’opposition,...

commentaires (6)

Ces trois plateformes font oeuvre utile et ont le mérite d'exister,bien évidemment in s'en trouvera toujours des détracteurs soumis à la cause de certains caciques qui conservent encore une certaine influence. Ce groupement d'intellectuels qui regroupe une centaine d’associations de la société civile, de la Coalition civique libanaise propose un programme et un leadership unifiés basé sur la souveraineté, la constitution, la justice et l’égalité, la restructuration du pouvoir sur une base constitutionnelle et démocratique. L'orient devrait mettre en exergue ces propositions afin de rassembler les citoyens pour qui la démocratie ne ressemble pas simplement à une vue de l'esprit ou un gros mot.

c...

18 h 09, le 30 avril 2021

Tous les commentaires

Commentaires (6)

  • Ces trois plateformes font oeuvre utile et ont le mérite d'exister,bien évidemment in s'en trouvera toujours des détracteurs soumis à la cause de certains caciques qui conservent encore une certaine influence. Ce groupement d'intellectuels qui regroupe une centaine d’associations de la société civile, de la Coalition civique libanaise propose un programme et un leadership unifiés basé sur la souveraineté, la constitution, la justice et l’égalité, la restructuration du pouvoir sur une base constitutionnelle et démocratique. L'orient devrait mettre en exergue ces propositions afin de rassembler les citoyens pour qui la démocratie ne ressemble pas simplement à une vue de l'esprit ou un gros mot.

    c...

    18 h 09, le 30 avril 2021

  • Comment faire un changement tant qu'un parti s'impose à toutes les institutions et les empêche de fonctionner normalement ? Il est primordial d'imposer la loi et par suite la justice à tous, avant d'espérer le moindre progrès dans la reprise effective de l'Etat.

    Esber

    11 h 41, le 30 avril 2021

  • ..."" une centaine d’associations de la société civile,Coalition civique libanaise, qui se présente comme un mouvement d’opposition, et du groupe Our New Lebanon, un regroupement de Libanais de la diaspora..."" tout ce beau monde ppur en arriver a avouer une triste verite : sans intervention de l'etranger les libanais ne seront jamais foutus de sauver leur pays ! TRISTE TRISTE CONSTAT !

    gaby sioufi

    10 h 39, le 30 avril 2021

  • If the opposition is not planning to run for the legislative elections and form government, it cannot gain the support and recognition of the international community.

    Mireille Kang

    09 h 51, le 30 avril 2021

  • Qui les a élus , choisis ??Inévitablement, c'est des cocos qui trainent dans les tiroirs des KOULONS ... Cherchez et vous verrez.

    aliosha

    08 h 53, le 30 avril 2021

  • « Nous sommes soumis à une occupation iranienne et, dans une moindre mesure, syrienne. Nous voulons récupérer l’État et que les armes soient uniquement détenues par l’armée. Nous avons également besoin de réformes urgentes » C'est bien de le dire mais que comptent-ils faire CONCRETEMENT pour atteindre cet objectif déclaré ? Quand on lit « les trois plateformes ne comptent pas organiser de manifestations, ni se présenter aux prochaines législatives, mais elles travaillent à mettre en place un establishment qui dessinera les politiques publiques du pays pour les années à venir » ça sonne quand-même très vague et ça ressemble fortement à la langue de bois des politiciens qu'ils prétendent dénoncer. Bon courage à vous chers apprentis révolutionnaires !

    Citoyen libanais

    07 h 18, le 30 avril 2021

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