La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, visitant un laboratoire de fabrication du vaccin Pfizer, en Belgique, hier. John Thys /Pool via Reuters
Le Japon confronté à une recrudescence locale de l’épidémie a décidé hier un nouvel état d’urgence notamment à Tokyo, à trois mois des Jeux olympiques, plus grand rendez-vous international depuis le début de la pandémie, dont l’organisation cet été alimente les doutes.
L’état d’urgence va être ainsi appliqué à Tokyo et dans trois autres départements (Kyoto, Osaka et Hyogo), à partir de dimanche et au moins jusqu’au 11 mai, a annoncé hier le Premier ministre japonais Yoshihide Suga, qui a évoqué l’augmentation des variants dans les nouvelles infections. Contrairement au précédent état d’urgence, qui ne demandait qu’une réduction des horaires d’ouverture, les établissements servant de l’alcool devront cette fois fermer leurs portes, ainsi que les grands magasins et certains centres commerciaux. La lenteur de la vaccination alimente notamment les doutes sur la capacité du Japon à organiser les JO dans moins de cent jours, malgré l’assurance affichée par les organisateurs, 1,5 million de personnes ayant reçu une première dose à la date de mercredi et seulement 827 000 étant totalement vaccinées, soit moins de 0,7 % de la population, selon des données officielles.
Double mutation
L’Inde, dont le fragile système de santé est submergé, continue de s’enfoncer dans une crise sanitaire majeure en raison notamment d’un variant « indien » dont la première détection en Belgique inquiète l’Europe. 330 000 nouvelles contaminations et 2 000 décès y ont été recensés en 24 heures.
L’Inde est confrontée à une recrudescence exponentielle des cas, avec près de 3,5 millions de nouvelles contaminations depuis début avril, notamment imputée à une « double mutation » du virus et à des événements de masse, comme la fête religieuse hindoue Khumb Mela.
Confrontés à une pénurie d’oxygène, plusieurs hôpitaux et cliniques de New Delhi, confinée pendant une semaine, ont lancé un appel au gouvernement central pour qu’il fournisse d’urgence des réserves afin d’alimenter des centaines de patients placés sous respirateur. Vingt-deux malades sont morts jeudi dans un hôpital en raison d’une coupure d’alimentation en oxygène de respirateurs pendant une demi-heure, et treize autres sont décédés vendredi dans l’incendie d’un hôpital de la banlieue de Bombay.
La détection du variant « indien » en Belgique inquiète en Europe, désormais orientée vers l’allégement des restrictions. 21 étudiants indiens arrivés mi-avril en Belgique, via l’aéroport parisien de Roissy, ont été testés positifs à ce variant et placés en quarantaine.
Les États-Unis déconseillent les voyages en Inde, même pour les personnes vaccinées, et le Canada a décidé de suspendre pendant 30 jours dès vendredi les vols en provenance d’Inde et du Pakistan.
Et si le Royaume-Uni a interdit d’entrée les voyageurs arrivant d’Inde, la France leur impose un isolement obligatoire de dix jours.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a quant à elle annoncé hier qu’elle espérait pouvoir atteindre dès juillet l’objectif fixé pour septembre de vacciner 70 % des adultes de l’UE.
Un confinement de trois jours a été décidé à Perth, la capitale de l’Australie-Occidentale, après la découverte d’un cas de Covid en lien avec un hôtel accueillant des voyageurs placés en quarantaine.
Et en Russie, Vladimir Poutine a annoncé hier que dix jours seraient fériés en mai afin de lutter contre la pandémie, qui recule très lentement selon les chiffres officiels.
La pandémie a fait au moins 3 073 969 morts dans le monde depuis que le bureau de l’OMS en Chine a fait état de l’apparition de la maladie fin décembre 2019.
Les campagnes de vaccination commencent à porter leurs fruits, comme aux États-Unis, alors que la vaccination est plus lente sur le Vieux Continent. L’Allemagne a annoncé jeudi qu’elle prévoyait un accès aux vaccins pour tous les adultes au plus tard en juin. Berlin envisage d’acheter 30 millions de doses du vaccin russe Spoutnik, qui n’a pas encore reçu le feu vert de l’Europe. Elle s’est dit prête hier à soutenir une action en justice contre AstraZeneca pour ses manquements sur les livraisons de doses de son vaccin anti-Covid à l’UE, mais a estimé que la priorité devait être de garantir ces livraisons.
En Hongrie, alors que plus d’un tiers de la population a déjà reçu au moins une dose, les autorités s’apprêtent à rouvrir les terrasses des cafés et restaurants.
En Italie, dès lundi, les restaurants seront aussi autorisés à ouvrir au public à déjeuner, et aussi à dîner pour la première fois depuis fin octobre, mais seulement en plein air et dans les régions classées « jaune », présentant le risque de contagion le plus faible.
En France, un assouplissement progressif des mesures va commencer le 3 mai. L’interdiction de se déplacer à plus de dix kilomètres de son domicile sera levée. La réouverture des commerces non essentiels devrait avoir lieu autour de la mi-mai.
Source : AFP
L’état d’urgence va être ainsi appliqué à Tokyo et dans trois autres départements (Kyoto, Osaka et Hyogo), à partir de dimanche et au moins jusqu’au 11 mai, a annoncé hier le Premier ministre japonais Yoshihide Suga, qui a évoqué l’augmentation des variants dans les nouvelles infections. Contrairement au précédent état d’urgence, qui ne demandait qu’une réduction des horaires d’ouverture, les établissements servant de l’alcool devront cette fois fermer leurs portes, ainsi que les grands magasins et certains centres...


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