Un cordon de sécurité empêchait badauds et journalistes de s’approcher du commissariat de Rambouillet hier. Bertrand Guay/AFP
Un Tunisien a tué hier à coups de couteau une fonctionnaire de police, dans l’entrée du commissariat de Rambouillet, près de Paris, avant d’être abattu par les tirs d’un policier.
« Nous ne céderons rien » face « au terrorisme islamiste », a réagi le président Emmanuel Macron sur Twitter, après cette attaque visant une agente administrative travaillant au commissariat de cette ville tranquille de près de 26 000 habitants, située à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de Paris.
Le parquet national antiterroriste a annoncé s’être saisi de l’enquête pour « assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste », alors que la France a été marquée ces dernières années par plusieurs attaques à l’arme blanche, notamment contre les forces de l’ordre.
Des témoins ont rapporté que l’assaillant aurait crié « Allah Akbar », selon une source proche de l’enquête.
Le Premier ministre Jean Castex a dénoncé sur Twitter un « geste barbare et d’une infinie lâcheté » contre « une héroïne du quotidien ». Il s’est rendu sur place avec le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. « Le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur (...) apporteront leur soutien aux collègues de la victime, et à travers eux à l’ensemble de la police nationale » et des forces de sécurité « à nouveau ciblées », a indiqué le gouvernement dans un communiqué.
Un cordon de sécurité empêchait badauds et journalistes de s’approcher du commissariat. Depuis leurs balcons, des habitants du quartier résidentiel cossu et sans commerce observaient les allées et venues des enquêteurs.
Les faits se sont produits vers 12h20 GMT dans le sas d’entrée du commissariat, a précisé une source policière. La victime, une agente administrative du secrétariat, âgée de 49 ans, rentrait de sa pause déjeuner quand l’assaillant lui a porté deux coups de couteau à la gorge, d’après les premiers éléments de l’enquête.
La fonctionnaire, qui n’était pas armée, est décédée sur place malgré l’intervention des pompiers. Elle travaillait à Rambouillet depuis 28 ans et était mère de deux filles âgées de 18 et 13 ans.
Inconnu de la police
L’assaillant a été touché par les tirs d’un seul policier, d’après une source policière. En arrêt cardio-respiratoire, il est décédé. Il s’agit d’un ressortissant tunisien de 36 ans, inconnu des services de police et des renseignements. Selon les premiers éléments, il était arrivé en situation irrégulière en 2009 et avait été régularisé depuis, a indiqué une source policière.
« L’horreur, une fois encore, qui vise et frappe les forces de l’ordre », a réagi le syndicat de police Alliance sur Twitter. Ce drame survient alors que les forces de police du département où a eu lieu l’attaque, les Yvelines, ont en mémoire le souvenir douloureux de l’assassinat d’un couple de fonctionnaires de police, tué à coups de couteau en juin 2016 dans son pavillon de Magnanville par un homme se revendiquant de l’organisation État islamique.
Le 16 octobre 2020, le même département avait été marqué par l’attaque au couteau d’un professeur de collège, Samuel Paty, assassiné et décapité par un jeune homme de 18 ans originaire de la République russe de Tchétchénie.
Après l’attaque de Rambouillet, Gérald Darmanin a demandé aux préfets de renforcer la sécurité aux abords des commissariats et des brigades de gendarmerie, « notamment s’agissant des accueils ».
Les forces de l’ordre figurent parmi les objectifs récurrents des organisations jihadistes, dont le groupe État islamique, alors que la France a été touchée ces dernières années par une vague d’attentats islamistes sans précédent qui ont fait plus de 250 morts.
Le 3 octobre 2019, dans l’enceinte de la préfecture de police de Paris, un employé avait tué à coups de couteau trois policiers et un agent administratif, avant d’être abattu. L’assaillant, récemment converti à l’islam, était un informaticien rattaché à la direction du renseignement.
Source : AFP
« Nous ne céderons rien » face « au terrorisme islamiste », a réagi le président Emmanuel Macron sur Twitter, après cette attaque visant une agente administrative travaillant au commissariat de cette ville tranquille de près de 26 000 habitants, située à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de Paris.
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Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Ces casseurs voleurs lâches assassins, il faut les expulser après avoir effectué leur peine en France, oui c’est la double peine et combien méritée. Avec ce genre d’individu il ne faut pas faiblir, quand on est accueilli dans un pays on respecte ses US et coutumes ses lois ses forces de l’ordre, polices gendarmeries, pompiers armées, ou bien on s’en va chez soi . Rocard avait bien dit : la France ne peut pas recevoir toute la misère du monde ; et il avait mille fois raison. Et si cela ne suffit pas, il faudra expulser leurs familles aussi même si les criminels sont décédés. Quand on vient avec sa haine contre l’hôte qui vous reçoit avec tous les égards, il ne faut pas s’étonner que cet hôte se rebiffe et vous expulse.
21 h 02, le 25 avril 2021