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Société - Éducation

Reprise de l’année scolaire en mode hybride à partir du 21 avril, annonce Majzoub

Les épreuves du bac se tiendront à partir du 26 juillet, dans les écoles mêmes, décide le ministre.

Reprise de l’année scolaire en mode hybride à partir du 21 avril, annonce Majzoub

Après une interruption forcée de plusieurs mois, les élèves du secondaire vont reprendre le chemin de l’école. Photo CDL

Après une interruption forcée de plusieurs mois, la population scolaire du Liban va devoir reprendre le chemin de l’école. Le ministre sortant de l’Éducation, Tarek Majzoub, a annoncé hier la reprise de l’année scolaire en mode hybride (présentiel et virtuel) dans les écoles publiques et privées à partir du 21 avril, après une interruption entamée vers la mi-janvier 2021 en raison de l’explosion des cas de Covid-19 qui a suivi les fêtes de fin d’année. La date du 21 avril intéresse les élèves du cycle secondaire. Le reste des écoliers regagneront leurs classes le 5 mai.

Lors d’une conférence de presse organisée au siège du ministère, Tarek Majzoub a également annoncé que les épreuves du baccalauréat se tiendront le 26 juillet. Quant à celles du brevet, elles se tiendront à partir du 12 juillet et seront organisées dans les écoles où les élèves sont inscrits, sous supervision du ministère, y compris au niveau de la correction et de la surveillance. Pour ce qui est du reste des classes, le ministre sortant de l’Éducation a déclaré que les examens de fin d’année se tiendront dans les écoles en mode présentiel aussi.

M. Majzoub a annoncé un léger amendement aux programmes, assurant toutefois que les examens seront « justes, et non de pure forme », avant de préciser que les élèves à besoins spéciaux et ceux qui souffrent de problèmes de santé seront dispensés de l’enseignement en présentiel et pourront poursuivre leurs cours à distance, à condition que leurs parents présentent une demande dans ce sens à la direction de l’établissement concerné.

Accueil réservé des enseignants

La décision du ministre a reçu un accueil plutôt réservé de la part de certains enseignants, a confié à L’Orient-Le Jour le président du syndicat des enseignants, Rodolphe Abboud. La date du début des épreuves du bac a été jugée trop lointaine pour une catégorie d’enseignants qui s’est fortement investie dans l’enseignement à distance et espérait finir l’année plus tôt. Cette catégorie se sent pénalisée par rapport à des collègues qui y ont consacré moins de temps, a-t-il estimé, évoquant diverses « contraintes et problèmes » à ce niveau, d’autant plus que le ministre s’est abstenu de fixer la fin de l’année scolaire, sans doute pour se ménager plusieurs possibilités, en fonction des imprévus qui peuvent surgir.

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« Faut-il, dans ces circonstances, maintenir le brevet ? » s’interroge également M. Abboud qui nourrit des doutes sur la capacité du ministère à contrôler ces épreuves, si elles se déroulent dans les écoles elles-mêmes. « Il y aura un problème de transparence à ce niveau », estime-t-il, tout en affirmant qu’en base des notes obtenues en cours d’année, « toutes les écoles feront réussir leurs élèves ».

Sur le plan sanitaire, le responsable syndical affirme que seuls 20 % du corps enseignant ont été vaccinés contre le Covid-19, mais qu’en ce qui concerne la reprise des cours en présentiel, ce point particulier « ne sera pas un facteur limitant », si les autres mesures prophylactiques courantes sont respectées. Beaucoup d’enseignants, dont c’est le tour de vaccination, sont réticents à se faire injecter le sérum AstraZeneca, confie-t-il.

Augmentation des cas de détresse psychologique

Pour sa part, l’ordre des médecins semble tout à fait favorable à la reprise des cours en présentiel, pour des raisons touchant aussi bien à la santé mentale des jeunes que pédagogiques. Selon son président, le pédocardiologue Charaf Aboucharaf, il est désormais établi, du moins en Occident, que « le nombre de jeunes scolarisés atteints du Covid-19 est significativement inférieur au nombre de ceux qui le sont en situation de confinement ».

Mais surtout, ajoute le Dr Aboucharaf, « le confinement a provoqué chez la jeunesse libanaise l’augmentation des cas de détresse psychologique, de repli, de dépendance aux réseaux sociaux, d’obésité et de violences domestiques – et même des cas de suicide –, sans compter des cas de régression intellectuelle notable et dangereuse chez les enfants âgés de moins de 10 ans ».

Pour le président de l’ordre des médecins, « l’enseignement à distance doit rester une exception. Le retour des élèves à l’école est nécessaire, à condition que les mesures préventives soient assurées et que le corps enseignant soit vacciné, en particulier dans les classes terminales et dans les classes préparant le brevet ».


Après une interruption forcée de plusieurs mois, la population scolaire du Liban va devoir reprendre le chemin de l’école. Le ministre sortant de l’Éducation, Tarek Majzoub, a annoncé hier la reprise de l’année scolaire en mode hybride (présentiel et virtuel) dans les écoles publiques et privées à partir du 21 avril, après une interruption entamée vers la mi-janvier 2021 en...

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