Les agents de la Direction de la protection des consommateurs (DPC), qui émane du ministère de l’Économie et du Commerce, ont indiqué hier être en grève pour protester contre l’agression subie par leurs collègues la semaine passée à Nabi Chit, un village à la Békaa. En effet, alors que deux agents vérifiaient les prix dans une station-service, ils ont été victimes « d’agressions physiques sévères, de menaces de vol de leurs téléphones portables et de tentatives de vol de voitures », selon un communiqué du ministère daté du mercredi. Une source proche du dossier a indiqué qu’il s’agissait de deux agents féminins qui « se sont retrouvées par terre » après avoir rédigé le procès-verbal, la station-service ne respectant pas les prix indiqués par le ministère de l’Énergie et de l’Eau. Toujours selon cette source, l’agresseur a pris la fuite.
Les deux victimes, ainsi que le ministère, vont porter plainte, selon la source et les agents de la DPC qui indiquent poursuivre leur mouvement de grève « jusqu’à ce qu’une action en justice soit entamée contre l’agresseur et que la station-service soit fermée ». Ils protestent également pour l’amélioration de leurs conditions de travail et de rémunération, travaillant avec leurs voitures personnelles, alors qu’ils ne perçoivent plus qu’un salaire mensuel de « 65 dollars » en raison de la dévaluation de la monnaie nationale (le taux du marché noir a atteint hier 12 500 livres environ). Ils ont aussi demandé à ce que les forces de l’ordre les accompagnent dans leur travail et ont appelé à punir toute personne qui les « attaque » dans ce cadre.
La Banque du Liban subventionne une partie de la consommation depuis octobre 2019 (blé, carburant, médicament, matériel médical et certaines denrées alimentaires), et plusieurs commerçants sont accusés d’acheter des produits à des prix subventionnés, puis de les revendre à un prix plus élevé au Liban, ou même de les vendre à l’étranger.


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