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Politique - Bkerké

Gemayel à Nasrallah : Personne ne veut d’une guerre civile, à part vous

Gemayel à Nasrallah : Personne ne veut d’une guerre civile, à part vous

Samy Gemayel s’entretenant avec le patriarche maronite, Béchara Raï, hier à Bkerké. Photo Twitter/@samygemayel

Le chef du parti Kataëb, l’ex-député Samy Gemayel, a apporté hier son soutien au patriarche maronite, Béchara Raï, qui appelle à la neutralité du Liban au moment où le pays est empêtré dans une impasse politique et une grave crise socio-économique. M. Gemayel a par la même occasion vertement critiqué le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui mettait en garde la veille contre un risque de guerre civile dans le pays. « Sayyed Nasrallah a mentionné dix fois le terme “guerre civile” dans son discours hier (jeudi soir). Mais aucun Libanais ne veut d’une guerre civile, à part vous », a lancé M. Gemayel en s’adressant au chef du Hezbollah, à l’issue de son entretien avec le patriarche à Bkerké. « Si certains fantasment à propos de guerre civile, la population libanaise n’aime pas la guerre, mais plutôt la paix », a affirmé le leader du parti Kataëb.

Dans son discours télévisé jeudi soir, Hassan Nasrallah avait mis en garde contre un risque de guerre civile dans le pays, estimant que des « parties internationales et locales » voulaient déclencher un tel conflit.

« En vérité, c’est vous qui contrôlez le pays et ce système en définissant aux politiques leurs limites et en considérant que la révolution vous cible. Non, cette révolution souhaite édifier un pays indépendant et meilleur », a poursuivi Samy Gemayel. « Nous n’allons pas nous taire ni mourir en silence. Nous allons faire face. Ne nous menacez pas de guerre civile (...) » a-t-il martelé.

Dans ce contexte, Samy Gemayel a exprimé son soutien à l’appel du patriarche Raï en faveur de la neutralité du Liban par rapport aux conflits internationaux et régionaux, et d’une conférence internationale sous l’égide de l’ONU au sujet du dossier libanais. « Aujourd’hui, il faut appliquer l’initiative du patriarche, ce qui revient à appliquer les décisions internationales, tenir le Liban à l’écart des conflits, et c’est pourquoi nous soutenons le patriarche pour qu’un cri soit lancé par la communauté internationale. Les États ont une responsabilité envers le Liban, car les décisions internationales émanent du Conseil de sécurité », a estimé Samy Gemayel.

Le député démissionnaire s’est enfin dit en faveur d’un gouvernement « indépendant qui lancera les négociations avec le Fonds monétaire international et contrôlera les frontières (...) ».

Pharaon pour un mouvement similaire au 14 Mars

Le patriarche maronite a également reçu hier l’ancien ministre Michel Pharaon à la tête d’une délégation des commerçants d’Achrafié. « Il y a deux projets aujourd’hui au Liban : le projet de Bkerké et le projet de la faillite du pays », a déclaré M. Pharaon à l’issue de l’entretien. Et d’ajouter : « L’initiative du patriarche maronite n’a pas été lancée au nom des seuls chrétiens, mais au nom de la majorité des Libanais. Elle vise à renouveler l’esprit du pacte national dans des circonstances nouvelles. Une telle initiative ne saurait se satisfaire de déclarations, mais nécessite un mouvement indépendantiste pareil à celui du 14 Mars, qui en protège l’esprit et la mise en application. Il faut aussi interrompre le glissement de certains vers la logique de la tutelle ou d’une sorte de colonisation par la force, qui se nourrit de l’effondrement dont les bénéficiaires sont bien connus. »

Le chef du parti Kataëb, l’ex-député Samy Gemayel, a apporté hier son soutien au patriarche maronite, Béchara Raï, qui appelle à la neutralité du Liban au moment où le pays est empêtré dans une impasse politique et une grave crise socio-économique. M. Gemayel a par la même occasion vertement critiqué le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui mettait en garde la veille contre un risque de guerre civile dans le pays. « Sayyed Nasrallah a mentionné dix fois le terme “guerre civile” dans son discours hier (jeudi soir). Mais aucun Libanais ne veut d’une guerre civile, à part vous », a lancé M. Gemayel en s’adressant au chef du Hezbollah, à l’issue de son entretien avec le patriarche à Bkerké. « Si certains fantasment à propos de guerre civile, la population libanaise n’aime pas la guerre,...
commentaires (6)

HN veut une guerre pour prendre le Liban , en bon entendeur salut??????

Eleni Caridopoulou

20 h 45, le 20 mars 2021

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Commentaires (6)

  • HN veut une guerre pour prendre le Liban , en bon entendeur salut??????

    Eleni Caridopoulou

    20 h 45, le 20 mars 2021

  • Il y en a qui n’acceptent pas la solution libanaise et préfèrent rester sous la botte des iraniens leurs zéros apparemment. Avec ca wou ameh rah nékoul

    Sissi zayyat

    14 h 25, le 20 mars 2021

  • Il y en a qui n’acceptent pas la solution libanaise et préfèrent rester sous la botte des iraniens leurs zéros apparemment. Avec ca wou ameh rah nékoul

    Sissi zayyat

    14 h 25, le 20 mars 2021

  • Sami,tu es brave mais pas assez conciliant avec les FL ,PNL, Bloc national et autres braves nouveaux courants . Je t’invite sincèrement à faire le pas vers ces derniers autrement vous allez vous disperser bêtement et nous faire perdre beaucoup de temps or cela n’est pas permis actuellement. Prière de faire un bloc tous ensemble ! C’est le souhait de tout les libanais chrétiens libres ainsi que la diaspora qui est tout aussi désespérée de vous voir solo.

    Wow

    14 h 22, le 20 mars 2021

  • BOF, votre pacifisme est connu, c'est dans le sang comme on le dit ! Pourtant, VOS CV contredisent cela ? N’oubliez pas pour rappel le Hezb existe depuis 1982 SUITE à l’INVASION D’UN ENNEMI SANGUINAIRE de notre PATRIE . La guerre de LIBÉRATION est bien justifiée (18 ans ) et leur opinion politique , aujourd’hui , ne peut pas être ignorée.

    aliosha

    12 h 06, le 20 mars 2021

  • "Personne ne veut d’une guerre civile, à part vous". En effet. - Personne n'oserait déclenvher une guerre contre le Hezbollah. - Personne n'a les moyens de faire la guerre, autre que le Hezbollah . = cComme d'ailleurs, l'histoire l'a montré, il ne peut donc y avoir au Liban de guerre, civile ou externe que si elle est déclenchée par le Hezbollah. - Conclusion: les propos de Nasrallah ne sont pas des conseils de prudence, mais bel et bien des menaces (la petite phrase où HN prétend ne pas vouloir recourir aux armes, n'est évidemment, qu'une clause de style".

    Yves Prevost

    07 h 00, le 20 mars 2021

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