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Économie - Industrie

Les cimenteries pourront exploiter les carrières pour un mois supplémentaire

Dans un communiqué publié hier, le Grand Sérail a annoncé que, suite à une réunion regroupant plusieurs ministres et conseillers, il a été décidé que les trois cimenteries libanaises pourraient reprendre, pour un mois supplémentaire, l’exploitation de leurs carrières. Cette déclaration intervient deux semaines après l’annonce par la Cimenterie nationale, le plus grand des trois groupes industriels de cette filière, de la suspension de ses livraisons de ciment, suite à l’épuisement de son stock.

Derrière cette situation, les restrictions imposées par les autorités concernant l’exploitation des carrières. « La situation au Liban est exceptionnelle vu que les mines sont très proches des regroupements d’habitations », précise Élias Assaf, présent lors de la réunion et président du comité de contrôle participatif, censé inclure la société civile dans la réglementation du secteur. Or c’est pour sauver ce secteur, alors que le Liban traverse depuis près de deux ans une grave crise économique, qu’une énième autorisation d’exploitation a été accordée. « Bien entendu, il ne s’agit pas d’une solution définitive, mais juste une façon de soutenir le secteur en attendant », a-t-il souligné. Le secteur souffre en effet depuis plusieurs décennies de l’absence d’un plan à long terme. Depuis fin octobre, et au terme de deux dérogations exceptionnelles, les cimentiers n’ont plus accès à leurs carrières et leur activité se limite au broyage et à la transformation en ciment des roches précédemment extraites. Une situation qui a conduit à la hausse des prix sur le marché noir, ces derniers ayant atteint, en février, 1,3 million de livres libanaises la tonne, alors que le prix officiel reste, lui, fixé à 240 000 livres, hors TVA, toujours selon Élias Assaf. Pour encourager « une baisse rapide des prix de vente », le ministère de l’Industrie avait autorisé, mi-février, les importations de ciment. Quelques jours plus tard, les trois cimenteries avaient indiqué qu’elles respectaient les prix fixés à 240 000 livres la tonne, TVA exclue, et qu’elles s’engageaient à livrer directement aux clients, sans passer par des intermédiaires.

Si les normes environnementales habituelles devront être respectées, la quantité de roche pouvant être extraite n’a pas encore été déterminée, puisqu’elle doit faire l’objet « d’une étude topographique », selon le président du comité de contrôle participatif.

Dans un communiqué publié hier, le Grand Sérail a annoncé que, suite à une réunion regroupant plusieurs ministres et conseillers, il a été décidé que les trois cimenteries libanaises pourraient reprendre, pour un mois supplémentaire, l’exploitation de leurs carrières. Cette déclaration intervient deux semaines après l’annonce par la Cimenterie nationale, le plus grand des trois groupes industriels de cette filière, de la suspension de ses livraisons de ciment, suite à l’épuisement de son stock.
Derrière cette situation, les restrictions imposées par les autorités concernant l’exploitation des carrières. « La situation au Liban est exceptionnelle vu que les mines sont très proches des regroupements d’habitations », précise Élias Assaf, présent lors de la réunion et président du comité de...
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