La Turquie a rejeté hier les critiques internationales au sujet de ses efforts visant à interdire un parti prokurde d’opposition, qui lui ont notamment valu une condamnation des États-Unis et de l’Allemagne. Mercredi, un procureur turc a réclamé à la Cour constitutionnelle la fermeture du Parti démocratique des peuples (HDP), troisième formation politique du pays que le président Recep Tayyip Erdogan accuse de liens avec le « terrorisme ». Cette décision, qui intervient après des années de répression contre le HDP, a été critiquée par les États-Unis, qui ont estimé mercredi que la fermeture de ce parti « saperait encore davantage la démocratie en Turquie ». Le ministère turc des Affaires étrangères a appelé hier « ceux qui s’immiscent dans nos affaires intérieures (...) à respecter le processus judiciaire ». « Les déclarations de certains pays au sujet des derniers développements (...) sont incompatibles avec la notion d’État de droit », a ajouté le ministère turc. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, a dénoncé précisément hier une « remise en cause de l’État de droit » en Turquie avec la répression exercée par Ankara sur le HDP. Le ministre a fait part de sa « grande préoccupation » face à la menace d’interdiction du principal parti prokurde. Le HDP fait l’objet d’une répression implacable depuis 2016, année où son chef de file Selahattin Demirtas a été arrêté.
Moyen-Orient - Libertés
La Turquie rejette les critiques sur sa tentative d’interdire un parti prokurde
OLJ / le 19 mars 2021 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine