Lundi 1er mars, après une surveillance qui a duré plusieurs semaines et, surtout, après s’être assurée que les personnes recherchées se trouvaient sur les lieux, une unité des services de renseignements de l’armée s’est introduite à 5 heures du matin dans un petit appartement qui ressemble à tant d’autres, dans le camp de Sabra. L’opération avait été minutieusement préparée pour préserver l’effet de surprise et empêcher les personnes visées de s’enfuir dans les dédales du camp palestinien et même d’en sortir discrètement. C’est que ce camp, comme tant d’autres au Liban, est un véritable labyrinthe pour ceux qui n’y résident pas. L’unité des SR a donc effectué une descente dans ce domicile. Il y a eu un échange de coups de feu et une tentative d’évasion, mais les militaires avaient tout prévu. Finalement, en moins d’une demi-heure, ils ont arrêté trois personnes recherchées par la justice sur la base de plus de vingt mandats d’arrêt...
Le 9 mars, un voleur professionnel de voitures a été arrêté en plein cœur de la Békaa, dans une opération compliquée, qui a pris elle aussi des semaines de surveillance et de préparation, d’autant que dans cette région, la situation est complexe en raison de la présence des clans familiaux qui ont depuis des années transformé des quartiers entiers en périmètres sécuritaires. En même temps, l’armée continue de surveiller les localités de la région, ainsi que les camps de déplacés syriens, pour traquer ceux qu’on appelle « les loups solitaires », ainsi que les cellules terroristes en train de se réveiller ou de se reconstituer, profitant de l’affaiblissement de l’État, de la quasi-vacance gouvernementale et de la crise sociale et économique.
Ces opérations ne sont que quelques-unes parmi tant d’autres que l’armée réalise ces derniers temps dans des conditions difficiles, en plus de son déploiement dans les rues pour éviter tout débordement de la part des manifestants en colère. Selon une source militaire, l’armée comprend parfaitement les souffrances des citoyens, car elle vit les mêmes. Elle subit donc elle aussi les conséquences de la crise politique, économique et monétaire. Mais malgré cela, poursuit cette source, elle ne compte pas faillir à son devoir, celui de préserver la stabilité du pays et de rester vigilante face à la réapparition des réseaux terroristes. Elle a toutefois plus que jamais besoin de l’appui des citoyens et, surtout, elle voudrait ne pas être utilisée dans le cadre des polémiques.
Selon la source militaire précitée, les citoyens ne sont pas vraiment conscients de la gravité de la situation sécuritaire parce qu’ils sont terrassés par la crise sociale et économique. Certains croient même que les menaces terroristes sont amplifiées pour effrayer les manifestants. Mais, toujours selon la même source, il n’y a qu’à voir la région, en Syrie et en Irak notamment, pour comprendre que Daech (acronyme arabe du groupe État islamique) cherche à reprendre l’initiative ; que l’organisation terroriste profite du contexte compliqué, avec l’arrivée de la nouvelle administration américaine dont la stratégie pour la région n’est pas encore clarifiée, pour se donner un second souffle. Au Liban, la crise politique et l’incapacité des différentes parties à dialoguer, à défaut de parvenir à un accord, entraîne un repli communautaire et partisan qui favorise la relance de l’activité des fauteurs de troubles.
Un phénomène à prendre au sérieux
L’armée fait donc de son mieux, mais il faudrait aussi que les Libanais soient conscients des menaces supplémentaires qui pèsent sur eux. La cellule de Kaftoun (Koura) a finalement été démantelée, mais elle avait auparavant fait des ravages en abattant, fin août, trois agents de la police municipale de la localité. Sur la base des aveux de certains des terroristes, l’armée a mené un coup de filet important à Ersal en arrêtant 18 personnes, à la suite d’une opération complexe à plusieurs épisodes. Les 18 personnes arrêtées ont été déférées devant le parquet militaire. Il y a parmi elles 6 Libanais et 12 Syriens, mais ce qui apparaît, dans leurs aveux préliminaires, c’est que les Libanais sont les chefs et les Syriens les exécutants. Ce qui signifie que l’influence de la pensée terroriste grandit dans certains milieux libanais. Quelles qu’en soient les raisons (qu’il s’agisse de désespoir ou de misère), c’est un phénomène qu’il faut prendre au sérieux, d’autant qu’il se développe dans des conditions de clandestinité, parfois à l’insu des familles des personnes qui sont enrôlées.Pour la source militaire, ces menaces s’aggravent avec l’affaiblissement des institutions étatiques et l’effondrement économique du pays. La colère populaire est parfaitement justifiée, mais elle ne doit pas pousser les citoyens à vouloir le chaos, car celui-ci serait encore plus destructeur. Il y a deux mois, la situation par exemple était totalement incontrôlée dans la région de Baalbeck-Hermel, où les habitants étaient à la merci des gangs de voleurs et des règlements de comptes entre les différents clans. L’armée a réussi à s’imposer, multipliant les perquisitions de dépôts d’armes et pourchassant les gangs de voleurs et de trafiquants de drogue qui deviennent de plus en plus nombreux dans le pays. Dans cette région, la sécurité a été rétablie, mais au cas où la vigilance faiblirait, les gangs sont prêts à reprendre du service.
D’ailleurs, dans certaines de leurs missions, les soldats se heurtent à un manque d’enthousiasme de la part des citoyens qui font des remarques du genre : « Nous n’avons plus de quoi manger. À quoi pensez-vous donc en essayant d’arrêter les voleurs qui ne cherchent qu’à subsister ? Cette lassitude populaire est ce que l’armée redoute le plus, car non seulement les conditions sont difficiles pour la population, elles le sont aussi pour les soldats qui, en plus, prennent des risques pour maintenir la sécurité. S’ils ne bénéficient plus du soutien et de la confiance de la population, leur mission sera encore plus difficile.
L'armée a raté la révolution du 17 octobre , vu le niveau de sale politisation de certains officiers cadres , elle a trahi le peuple. Pour se racheter le prix à payer est l'arrestation de tous ses parrains politiques criminels sinon guerre confiance en elle. Ce ne sont pas les loups solitaires qui ont coupé le courant électrique depuis 30 ans ce ne sont pas les loups solitaires qui ont fait exploser le port ce ne sont pas les loups solitaires qui ont dilapidés et spoliés l'argent d 'honnêtes gens .... la liste est longue C EST LA BANDE DE HYÈNES AFFAMÉES ENRAGÉES DES PARTIS POLITIQUES SURTOUT CEUX AU POUVOIR QUI SONT DES TERRORISTES DES CRIMINELS .... Quand la politique devient un compromis avec le diable ça devient de la pourriture humaine rien de plus.
13 h 47, le 14 mars 2021