Neuf manifestants ont été tués hier en Birmanie où la junte poursuit sa répression, malgré la condamnation des violences par l’ONU, lançant aussi de nouvelles accusations de corruption contre l’ancienne dirigeante Aung San Suu Kyi. Dans la région de Myaing, dans le centre du pays, « six hommes ont été tués par balles et huit personnes ont été blessées, dont une se trouve dans un état critique », a rapporté un secouriste. L’Association d’assistance aux prisonniers politiques avait dénombré mercredi au moins 60 civils tués et près de 2 000 personnes arrêtées depuis le coup d’État militaire du 1er février. Amnesty International a dénoncé hier des « exécutions extrajudiciaires » et le recours à des armes de guerre. L’organisation a expliqué dans un communiqué avoir analysé 55 vidéos, filmées entre le 28 février et le 8 mars par des membres du public et des médias locaux, montrant que « la force létale est utilisée de manière planifiée, préméditée et coordonnée » par l’armée birmane.


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