Le responsable du développement commercial du fonds Cedar Oxygen, Wissam Ghorra, le PDG Alexandre Harkous et le directeur général Karl Naïm à la conférence de presse hier. Photo M.A.
Le fonds Cedar Oxygen, qui a pour but de financer les industries libanaises afin qu’elles puissent importer des matières premières en marge de la raréfaction des devises sur le marché, a annoncé hier lors d’une conférence de presse qu’il allait aider 10 industries supplémentaires, en plus du producteur de pistaches, cacahuètes et noisettes Castania, et de Technica, spécialisée dans la production de convoyeurs. Ce financement supplémentaire sera de l’ordre de 30 millions de dollars et 28 dossiers d’industriels sont encore en cours d’étude.
Cette première phase consistait ainsi à financer les importations des industriels exportateurs. Cedar Oxygen va donc se lancer dans la seconde phase qui vise ceux se focalisant sur le marché local et qui ne reçoivent que des livres libanaises, en raison du risque de change, a expliqué Wissam Ghorra, responsable du développement commercial. Le fonds espère financer plus de 60 industries à fin 2021, pour un montant oscillant entre 200 à 250 millions de dollars.
Ce fonds a développé une plateforme numérique sur laquelle les industriels peuvent suivre l’avancement de leur application et introduire les documents demandés. À fin mars, Cedar Oxygen devrait aussi proposer une plateforme de mise en relation des agents qui souhaitent effectuer des opérations de change. Sans oublier qu’il lancera en avril une foire virtuelle afin de mettre en relation près de 40 industriels avec des confrères et fournisseurs européens, en partenariat avec l’Autorité de développement des investissements au Liban (IDAL), l’Association des industriels libanais (AIL) et l’ambassade du Liban en France.
Cedar Oxygen, basé au Luxembourg et lancé en juillet 2020, a pour seul investisseur la Banque du Liban pour le moment, à hauteur de 175 millions de dollars. Les membres du fonds présents, son PDG Alexandre Harkous, Karl Naïm, directeur général et fondateur, et Wissam Ghorra, ont insisté sur leur indépendance par rapport à la banque centrale, qui a souscrit à des titres financiers d’une durée de cinq ans, renouvelables tous les six mois. Karl Naïm a précisé que des discussions sont en cours avec des fonds d’investissements et des expatriés libanais, mais ils attendent de voir l’avancement des projets. Alexandre Harkous le conçoit : « Il faut construire la confiance. »
Depuis la fin de l’été 2019, les banques libanaises ont appliqué des mesures de restriction, ne permettant plus de transférer des devises à l’étranger, pénalisant ainsi l’industrie qui importait avant la crise près de 3 milliards de dollars de matières premières.
Cette première phase consistait ainsi à financer les importations des industriels exportateurs. Cedar Oxygen va donc se lancer dans la seconde phase qui vise ceux se focalisant sur le marché local et qui ne reçoivent que des livres libanaises, en raison du risque de change,...



L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
Moi j’attends le jour où l’OLJ va lancer une rubrique mettant en avant les entreprises libanaises qui se sont créées ou ont innové sous la pression de la crise: producteurs bio, industriels, commerçants qui, grâce aux technologies, à leur créativité, à leur résilience, ont remplacé les produits importés par une production locale de qualité, ont trouvé des moyens astucieux pour produire moins cher, etc. Je vous conseille de regarder le 13h de France 3 qui, tous les jours, diffuse un petit reportage sur les ressources insoupçonnées au temps du Covid-19 par exemple: qu’il s’agisse de ce berger qui a conçu un système pour repérer ces chèvres grâce à une puce greffée à même leur peau ou de ces 3 jeunes qui commercialisent sur internet la production d’une dizaine d’abbayes: bière, miel, gâteaux... marre de ne lire que des catas.
17 h 44, le 12 mars 2021