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Société - Contestation

L’armée a rouvert dès hier matin les routes bloquées par les manifestants

L’armée a rouvert dès hier matin les routes bloquées par les manifestants

Les routes bloquées durant deux jours ont été rouvertes hier par l’armée. Ici à Jal el-Dib. Photo Hussam Shbaro

Après avoir semblé réticente à débloquer les routes coupées depuis une semaine par des manifestants antipouvoir, l’armée a rouvert hier matin la plupart des axes fermés à la circulation à travers le territoire en justifiant cette décision par les accidents de la route provoqués par les barrages installés par les protestataires.

« Suite aux accidents dramatiques de la route et les débordements qui ont eu lieu, et pour sauvegarder la sécurité des citoyens, des unités de l’armée ont rouvert ce matin les routes bloquées », s’est contentée d’annoncer la troupe sur son compte Twitter.

Dès le matin, l’autoroute au niveau de Jal el-Dib dans le Metn, de Zouk et Ghazir au Kesrouan, et de Okaïbé plus au nord était à nouveau praticable dans les deux sens. L’armée s’est déployée dans toutes ces régions pour maintenir l’ouverture des grandes artères.

Au Liban-Nord, toutes les routes bloquées par les contestataires à Halba ont été rouvertes. L’autoroute de Beddaoui était elle aussi praticable en matinée ainsi que celle de Palma (Tripoli). La situation était similaire dans le sud du pays, au niveau de Khaldé, Naamé et Jiyeh, où les contestataires avaient confisqué les clés des camionneurs après avoir utilisé leurs véhicules pour bloquer la route.

Mais cette réouverture n’a pas tout à fait signé la fin de ce mouvement qui avait pris de l’ampleur depuis lundi. Ainsi, des contestataires ont brièvement coupé, peu avant midi, une route dans le quartier de Hay el-Sellom à Beyrouth à l’aide de pneus brûlés, selon le Centre de gestion du trafic routier (TMC).

Une manifestation a également eu lieu en soirée dans les rues de Tripoli pour protester contre la chute de la livre libanaise face au dollar et la détérioration des conditions de vie. Les manifestants se sont arrêtés devant les domiciles de plusieurs hommes politiques de la ville, pour les conspuer et exiger leur démission. Le TMC a pour sa part rapporté que plusieurs accès à la place al-Nour, centre névralgique de la contestation, avaient été fermés en soirée. À Saïda, dans le Sud, les contestataires sont également redescendus dans la rue hier.

À Aïn el-Héloué

Par ailleurs, plusieurs dizaines de personnes ont manifesté hier dans le camp de réfugiés palestiniens de Aïn el-Héloué, dans la périphérie de Saïda, afin de protester contre les politiques observées par l’Unrwa, l’agence onusienne chargée des réfugiés palestiniens, et notamment la réduction des services fournis aux réfugiés et son « indifférence ». Lors de ce sit-in, des réfugiés palestiniens ont scandé des slogans hostiles au directeur de l’Unrwa au Liban, Claudio Cordone, appelant à sa démission. « Non à l’injustice et à la faim », ont-ils crié lors d’une procession dans les rues du camp, rapporte notre correspondant à Saïda, Mountasser Abdallah. Un porte-parole des contestataires a annoncé que les réfugiés poursuivront leurs actions de contestation tant que l’agence « continue de réduire ses services et de se montrer indifférente face à la souffrance du peuple palestinien », soulignant que « toute mesure visant à promouvoir la naturalisation ou l’émigration des réfugiés sera rejetée ».

Après avoir semblé réticente à débloquer les routes coupées depuis une semaine par des manifestants antipouvoir, l’armée a rouvert hier matin la plupart des axes fermés à la circulation à travers le territoire en justifiant cette décision par les accidents de la route provoqués par les barrages installés par les protestataires.
« Suite aux accidents dramatiques de la route et les débordements qui ont eu lieu, et pour sauvegarder la sécurité des citoyens, des unités de l’armée ont rouvert ce matin les routes bloquées », s’est contentée d’annoncer la troupe sur son compte Twitter.
Dès le matin, l’autoroute au niveau de Jal el-Dib dans le Metn, de Zouk et Ghazir au Kesrouan, et de Okaïbé plus au nord était à nouveau praticable dans les deux sens. L’armée s’est déployée dans toutes ces...
commentaires (2)

La chute de la libre libanaise se fait sur ordre et ça n’est pas contre ça qu’il faut protester. Il faut empêcher que cette mafia qui domine le pays et arrive à souffler le chaud et le froid dés qu’une solution éventuelle pointe son nez. La chute de la livre est la poudre qu’on jette aux yeux du peuple pour l’aveugler alors que le problème réside ailleurs. Si les libanais n’ont pas encore compris qu’il faut s’en prendre à la cause du mal et non à ses conséquences c’est qu’on est mal barrés.

Sissi zayyat

11 h 52, le 11 mars 2021

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Commentaires (2)

  • La chute de la libre libanaise se fait sur ordre et ça n’est pas contre ça qu’il faut protester. Il faut empêcher que cette mafia qui domine le pays et arrive à souffler le chaud et le froid dés qu’une solution éventuelle pointe son nez. La chute de la livre est la poudre qu’on jette aux yeux du peuple pour l’aveugler alors que le problème réside ailleurs. Si les libanais n’ont pas encore compris qu’il faut s’en prendre à la cause du mal et non à ses conséquences c’est qu’on est mal barrés.

    Sissi zayyat

    11 h 52, le 11 mars 2021

  • ? ? ? ? ? INTERROGATIONS DE RIGUEUR !

    Gaby SIOUFI

    11 h 06, le 11 mars 2021

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