Le président français Emmanuel Macron a fait hier un nouveau geste pour « réconcilier les mémoires » entre Français et Algériens en facilitant l’accès aux archives classifiées datant de plus de 50 ans, et donc sur l’histoire encore sensible de la guerre d’Algérie. Cette décision marque une nouvelle étape dans la dynamique du chef de l’État français pour tenter de relancer les relations franco-algériennes en les purgeant des « tabous » qui demeurent vivaces des deux côtés de la Méditerranée, près de 60 ans après la fin de la colonisation et de la guerre en 1962. Ce « travail de mémoire » s’est accéléré depuis la remise le 20 janvier du rapport de l’historien Benjamin Stora et devrait encore s’amplifier d’ici à la fin du mandat d’Emmanuel Macron. À l’approche du 60e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie (5 juillet 1962), les présidents français et algérien ont désigné chacun un expert, Abdelmadjid Chikhi (ancien combattant de la guerre d’indépendance, historien, directeur des archives nationales algériennes) pour l’Algérie, Benjamin Stora (historien, spécialiste de l’histoire contemporaine de l’Algérie) pour la France. L’objectif est de rechercher les pistes pour une réconciliation face à une histoire commune, encore sensible et souvent douloureuse. Mardi dernier, M. Macron a ainsi reconnu la responsabilité française dans l’assassinat en 1957 d’un avocat indépendantiste, Ali Boumendjel. La décision sur les archives est moins symbolique et plus technique.
Monde - Algérie
La France fait un nouveau geste pour « la réconciliation des mémoires »
OLJ / le 10 mars 2021 à 00h00


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