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Le pape affirme qu'il se rendra dès que possible au Liban, "un pays qui souffre"


Le pape affirme qu'il se rendra dès que possible au Liban,

Le pape lors d'une conférence de presse à bord de l'avion le ramenant lundi à Rome. AFP / POOL / YARA NARDI

Evoquant d'autres possibles voyages après son déplacement en Irak, le pape a rappelé lundi, lors d'une conférence de presse à bord de l'avion le ramenant à Rome, qu'il avait promis d'aller dès que possible au Liban, "un pays qui souffre". Le souverain pontife avait fait savoir fin décembre 2020 qu’il comptait se rendre au pays du Cèdre "dès que possible".  Il y a un mois, le pape avait mis en garde contre le risque que "le Liban perde son identité et se trouve encore plus impliqué dans les tensions régionales". Il avait également plaidé pour un "engagement politique national et international renouvelé pour favoriser la stabilité" du pays, qui fait actuellement face à un faisceau de crises socio-économique, financière, politique et sanitaire.

Le pape François a en outre confié s'être senti beaucoup plus fatigué lors de son voyage historique en Irak que lors de ses précédents déplacements à l'étranger. "Je vous confesse qu'au cours de ce voyage, je me suis fatigué beaucoup plus qu'au cours des autres", a-t-il dit, soulignant qu'avoir 84 ans a "une conséquence". "Je ne sais pas si les voyages se ralentiront", a commenté le pape argentin, qui a semblé avoir beaucoup plus de mal que de coutume à marcher durant ses étapes aux quatre coins de l'Irak, où il était arrivé vendredi. Le voyage a été ponctué de réveils matinaux et de nombreux vols intérieurs. Ces deux derniers mois, François avait souffert à nouveau d'une sciatique récurrente qui l'avait obligé à annuler plusieurs engagements à Rome, mais il n'avait pas pour autant reporté son déplacement historique en Irak, après une pause de 14 mois de ses voyages à l'étranger en raison de la pandémie du coronavirus.

Le pape, vacciné contre le Covid-19 de même que toutes les personnes qui l'accompagnaient dans l'avion, est arrivé en Irak en pleine remontée de l'épidémie. Interrogé sur l'éventuel danger qu'il a pu faire courir aux Irakiens venus à sa rencontre dans plusieurs églises du pays, mais aussi dans un stade plutôt bondé à Erbil dans le Kurdistan irakien, François a répondu avoir longuement réfléchi et prié, puis pris sa décision en toute "conscience des risques". "J'y ai tant pensé, j'ai tant prié à propos de cela. Et à la fin, j'ai pris la décision, librement, avec un appel intérieur", a-t-il noté, en notant que le voyage a consisté aussi à "s'occuper des gens".

Il a annoncé par ailleurs qu'il se rendrait en Hongrie pour assister à la messe finale du Congrès eucharistique de Budapest en septembre. "Mais Budapest est à deux heures de voiture de Bratislava. Pourquoi ne pas faire une visite aux Slovaques, je ne sais pas, mais c'est comme ça que commencent les choses!" a-t-il plaisanté.


Evoquant d'autres possibles voyages après son déplacement en Irak, le pape a rappelé lundi, lors d'une conférence de presse à bord de l'avion le ramenant à Rome, qu'il avait promis d'aller dès que possible au Liban, "un pays qui souffre". Le souverain pontife avait fait savoir fin décembre 2020 qu’il comptait se rendre au pays du Cèdre "dès que possible".  Il y a un mois, le...