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Société - Marée Noire

Recours aux organisations internationales, recommandent le Sérail et la commission de l’Environnement

Le Premier ministre sortant Hassane Diab a sollicité l’aide des organisations internationales pour venir à bout de la pollution maritime provoquée par la marée noire du 16 février au large d’Israël et en évaluer l’impact écologique et économique.

Deux réunions ont été consacrées hier à cette catastrophe écologique qui affecte principalement les côtes sud du pays. L’une s’est tenue au Sérail et l’autre au Parlement, en présence du secrétaire général du CNRS, Mouïne Hamzé.

Au Sérail, les travaux de nettoyage du littoral ont été passés en revue. Le Premier ministre sortant a recommandé le déblocage de fonds aux municipalités des localités côtières des cazas de Tyr et de Zahrani, afin de leur permettre de nettoyer les plages et les rochers du goudron « qui devrait être rassemblé dans des lieux écologiquement sûrs, avant qu’il ne soit détruit conformément aux normes de la sécurité publique, dans des endroits sélectionnés à cette fin par le ministère de l’Environnement », selon un communiqué du Sérail.

M. Diab a dans ce cadre jugé nécessaire de déterminer les besoins et recommandé de solliciter l’aide de la Banque mondiale, du PNUD et des agences concernées de l’ONU pour évaluer les dommages économiques et écologiques de cette pollution et effectuer une étude d’impact écologique sur la faune et la flore maritimes, étalée sur un an.

Au Parlement, la commission parlementaire de l’Environnement a demandé qu’une plainte soit déposée à l’ONU contre Israël, jugé responsable de cette catastrophe. Soulignant que cette marée noire constitue une « attaque environnementale » perpétrée par l’État hébreu, le député Kassem Hachem (Baas) a annoncé que la commission avait émis plusieurs recommandations, sur la base des rapports établis par le Centre national de recherche scientifique et les ministères de l’Environnement et des Travaux publics. Les députés appellent en premier lieu à « déposer une plainte urgente devant les Nations unies contre Israël ». Ils ont réclamé la mise en place d’une « cellule de crise pour unifier les efforts menés par les ministères et administrations concernés afin d’éliminer la pollution » sur les plages « le plus rapidement possible », a encore réclamé la commission.

De son côté, le député Adnane Traboulsi a dénoncé « un manquement » de la part des autorités concernées au Liban dans le suivi de ce dossier et blâmé « le manque de coordination entre les différentes administrations ». Il a estimé qu’après l’expérience de la marée noire de juillet 2006, provoquée par un bombardement israélien sur la centrale électrique de Jiyeh au Sud, aux premiers jours de la guerre, les dégâts importants de cette catastrophe « auraient pu être évités ».

Le déversement de goudron était survenu mi-février, en pleine tempête en Méditerranée, au large d’Israël. Quelques jours plus tard, cette substance hautement polluante était arrivée jusqu’aux plages du Liban-Sud, et finalement sur les côtes de Beyrouth. Selon les estimations des scientifiques, 4 à 5 tonnes de goudron se sont déversées sur 30 kilomètres de plages au Sud, de Naqoura à Adloun.

Le Premier ministre sortant Hassane Diab a sollicité l’aide des organisations internationales pour venir à bout de la pollution maritime provoquée par la marée noire du 16 février au large d’Israël et en évaluer l’impact écologique et économique.
Deux réunions ont été consacrées hier à cette catastrophe écologique qui affecte principalement les côtes sud du pays. L’une s’est tenue au Sérail et l’autre au Parlement, en présence du secrétaire général du CNRS, Mouïne Hamzé.
Au Sérail, les travaux de nettoyage du littoral ont été passés en revue. Le Premier ministre sortant a recommandé le déblocage de fonds aux municipalités des localités côtières des cazas de Tyr et de Zahrani, afin de leur permettre de nettoyer les plages et les rochers du goudron « qui devrait être rassemblé dans...
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