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Monde - Éthiopie

L’armée érythréenne a tué « des centaines de civils » au Tigré, selon Amnesty

Des soldats érythréens ont tué « des centaines de civils » en novembre 2020 au Tigré, région du nord de l’Éthiopie en proie aux combats, lors d’un massacre qui pourrait constituer un crime contre l’humanité, accuse dans un rapport Amnesty International. L’ONG base ses affirmations sur des témoignages de survivants – réfugiés au Soudan voisin ou joints par téléphone – et sur des images satellite d’Aksoum, une ville sainte du nord du Tigré. « Les preuves sont accablantes et mènent à une conclusion effrayante. Les troupes éthiopiennes et érythréennes ont commis de multiples crimes de guerre dans leur offensive pour prendre le contrôle d’Aksoum », affirme Deprose Muchena, directeur régional de l’ONG pour l’est et le sud de l’Afrique. « Plus encore, les troupes érythréennes se sont déchaînées et ont méthodiquement tué des centaines de civils de sang-froid, ce qui semble constituer des crimes contre l’humanité. Cette atrocité compte parmi les pires documentées à ce jour dans ce conflit », estime-t-il. Le Tigré est plongé dans la violence depuis le lancement, le 4 novembre, par le gouvernement éthiopien d’une opération militaire contre les forces du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), parti qui gouvernait la région accusé par Addis-Abeba d’avoir attaqué des bases de l’armée fédérale. Le Premier ministre Abiy Ahmed a proclamé la victoire le 28 novembre, mais des combats persistent.


Des soldats érythréens ont tué « des centaines de civils » en novembre 2020 au Tigré, région du nord de l’Éthiopie en proie aux combats, lors d’un massacre qui pourrait constituer un crime contre l’humanité, accuse dans un rapport Amnesty International. L’ONG base ses affirmations sur des témoignages de survivants – réfugiés au Soudan voisin ou joints par...

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