La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, au cours d’une conférence de presse hier, au siège de l’institution à Bruxelles, sur le lancement d’un programme visant à étudier les mutations des variants du coronavirus. Aris Oikonomou/Reuters
L’UE a annoncé hier un accord pour acheter 300 millions de doses supplémentaires du vaccin Moderna contre le Covid-19, accélérant la course à l’immunisation au moment où le secrétaire général de l’ONU appelait à bâtir un « plan mondial de vaccination ». L’Organisation mondiale de la santé, faisant état d’une chute de 16 % des nouveaux cas dans le monde, a prévenu cependant que « le feu n’est pas éteint », plus d’un an après le début de la pandémie qui a fait plus de 2,4 millions de morts. « Le monde a urgemment besoin d’un plan mondial de vaccination pour rassembler tous ceux qui ont la puissance, l’expertise scientifique et les capacités de production et financières requises », a lancé le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, hier, devant les pays du G20. Sur le front européen, le nouvel accord, annoncé par la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, porte sur l’achat de 150 millions de doses du vaccin du laboratoire américain Moderna, destinées à être livrées aux 3e et 4e trimestres 2021, avec une option de 150 millions de doses supplémentaires en 2022. Critiquée pour les ratés de la vaccination, la Commission a dévoilé le même jour un plan pour mieux surveiller les mutations du coronavirus. Baptisé Hera Incubator, ce projet sera doté de 75 millions d’euros. Quelque 150 millions d’euros supplémentaires seront engagés pour renforcer la recherche.
« Par tous les moyens »
Le variant britannique, qui représente en Allemagne plus de 20 % des cas, est en voie d’y devenir « dominant », a prévenu hier le ministre de la Santé, Jens Spahn. Devant le danger toujours présent, le nouveau Premier ministre italien Mario Draghi s’est fixé hier comme « principal devoir » de « combattre la pandémie par tous les moyens » dans son pays, où le Covid-19 a fait près de 100 000 morts. Le président américain Joe Biden a, lui, appelé à « frapper fort » pour soutenir économiquement la population, avec un gigantesque plan de sauvetage de 1 900 milliards de dollars. « Il faut dépenser maintenant », a-t-il martelé. Au Japon, des professionnels de santé volontaires ont été les premiers à recevoir hier le vaccin à la suite du feu vert obtenu dimanche par le groupe Pfizer dans l’archipel. La vaccination n’y sera pas étendue aux personnes âgées avant avril. Toujours en Asie, la Nouvelle-Zélande a levé hier soir le confinement ordonné pour trois jours à Auckland, le foyer d’infection découvert dans la plus grande ville du pays étant considéré sous contrôle.
L’Australie a également levé hier le confinement pour les six millions d’habitants de l’État de Victoria, second plus peuplé du pays, et le public pourra revenir assister aux matches de l’Open d’Australie à partir de jeudi avec une jauge maximum de 7 477 personnes par session.
« Notre carnaval est à nous ! »
Dans les Antilles françaises, des habitants de Fort-de-France et Pointe-à-Pitre ont bravé l’interdit de défiler dans la rue lors du traditionnel carnaval pour cause de Covid-19, chantant et dansant sous leurs déguisements. « C’est notre tradition, notre carnaval c’est à nous ! » déclare une participante, un peu à l’écart de la foule, tenant sa fille en bas âge par la main. La campagne de vaccination a commencé hier en Afrique du Sud. La première dose du lot de 80 000 vaccins du laboratoire américain Johnson & Johnson a été administrée devant les caméras à une infirmière en maternité de l’hôpital de Khayelitsha, important township du Cap. En Indonésie, c’est la seconde phase de vaccination qui a été lancée, visant les travailleurs à risque et les plus âgés. Dans la bande de Gaza sous blocus israélien, un premier lot de 1 000 vaccins était en train d’être acheminé, selon les autorités israéliennes qui en avaient auparavant bloqué le transfert. La question centrale de la vaccination était au menu du Conseil de sécurité de l’ONU hier. Le Mexique a annoncé qu’il allait soulever le problème de l’inégalité d’accès, le Royaume-Uni qu’il allait faire pression pour des cessez-le-feu dans les zones de conflit pour y vacciner contre le coronavirus. La pandémie a fait au moins 2 419 730 morts dans le monde, selon un bilan établi par l’AFP hier. Le décès du vice-président de la région semi-autonome de Zanzibar, Seif Sharif Hamad, annoncé hier, allonge la liste de dirigeants emportés par la pandémie. La Tanzanie se disait jusqu’à récemment « libérée du Covid », mais la contestation grandit sur place face à une augmentation du nombre de morts, officiellement en raison de « pneumonies ».
Source : AFP


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine