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Monde - Russie

Amende requise contre Navalny qui poursuit son marathon judiciaire

Le parquet russe a requis hier 950 000 roubles (environ 10 600 euros) d’amende pour diffamation contre l’opposant emprisonné Alexeï Navalny, une des multiples affaires judiciaires visant la bête noire du Kremlin. Comme il était sous le coup d’une condamnation à une peine de prison avec sursis au moment des faits, le parquet a également requis que l’opposant purge celle-ci. Une autre juridiction avait cependant déjà converti, le 2 février, ce sursis en sentence ferme de deux ans et huit mois de détention. Samedi, un tribunal de Moscou devra rendre son jugement dans l’affaire de diffamation, tandis qu’une juridiction d’appel examinera le recours de l’opposant contre la conversion de sa peine de prison avec sursis. Pour cet opposant également pourfendeur de la corruption, qui a survécu à un empoisonnement l’été dernier, le Kremlin cherche à le faire taire avec ces poursuites, d’autant que la Russie organise des législatives à l’automne. Dans l’affaire d’hier, M. Navalny est accusé de diffamation à l’égard d’un ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale. Fidèle à son attitude de défi, Alexeï Navalny a demandé : « Vous voulez me fusiller ? » au procureur, qui s’apprêtait à achever son réquisitoire. Outre ces dossiers, M. Navalny est visé par une avalanche de procédures, notamment une enquête pour escroquerie, un délit passible de dix ans de prison. L’opposant n’a cesse de marteler que les autorités veulent le réduire au silence, car il a survécu, l’été dernier, à une tentative d’empoisonnement dont il tient le président Vladimir Poutine pour responsable.


Le parquet russe a requis hier 950 000 roubles (environ 10 600 euros) d’amende pour diffamation contre l’opposant emprisonné Alexeï Navalny, une des multiples affaires judiciaires visant la bête noire du Kremlin. Comme il était sous le coup d’une condamnation à une peine de prison avec sursis au moment des faits, le parquet a également requis que l’opposant purge celle-ci. Une autre juridiction avait cependant déjà converti, le 2 février, ce sursis en sentence ferme de deux ans et huit mois de détention. Samedi, un tribunal de Moscou devra rendre son jugement dans l’affaire de diffamation, tandis qu’une juridiction d’appel examinera le recours de l’opposant contre la conversion de sa peine de prison avec sursis. Pour cet opposant également pourfendeur de la corruption, qui a survécu à un...
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