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Économie - Cimenterie

Le ministère de l’Industrie n’autorise finalement pas les importations de ciment

Alors qu’hier marquait le premier jour de déconfinement partiel du pays après près d’un mois de fermeture en raison du coronavirus, le ministère de l’Industrie est finalement revenu sur sa décision prise samedi d’autoriser les importations de ciment. Lors d’une réunion avec les acteurs de la filière – Holcim-Liban, Ciment de Sibline et Cimenterie nationale –, le ministre sortant Imad Hobballah a justifié ce revirement en soutenant que le fait d’importer du ciment allait provoquer « une baisse rapide des prix de vente officiels », actuellement de 240 000 livres la tonne, sans compter la TVA, en raison de l’augmentation de la concurrence.

Contacté hier par L’Orient-Le Jour, le directeur général du ministère de l’Industrie, Dany Gédéon, a précisé que les trois principales sociétés s’étaient de toute façon engagées hier à respecter le prix de vente officiel. Il a de plus rappelé, tout comme les trois sociétés dans des communiqués au cours du week-end, que ces dernières n’avaient plus vendu de ciment depuis le 7 janvier, en raison des mesures de confinement. Un facteur qui a contribué à gonfler le prix de la tonne sur le marché noir, lequel oscille actuellement entre « 1,2 et 1,3 million de livres », selon Dany Gédéon.Exceptionnellement autorisées à travailler après l’explosion meurtrière au port de Beyrouth du 4 août 2020, qui a ravagé une partie de la capitale, les trois entreprises n’ont finalement plus été autorisées à extraire de roches depuis le 29 octobre. La Cimenterie nationale a, quant à elle, précisé dans son communiqué de dimanche avoir cessé la production de ciment faute de matières premières. Ces entreprises sont en effet dépendantes des permis d’exploitation des carrières, délivrés par le comité environnemental dépendant du Conseil des ministres, selon Imad Hobballah.

Dans un article du Commerce du Levant, paru en novembre 2020, il était indiqué que le prix de la tonne de ciment s’élevait à 120 000 livres en 2019 contre 1,2 million de livres à fin juillet, en raison d’une anticipation des agents d’une pénurie sur le marché avec la fermeture des carrières et le stockage de ce matériel de construction.

Alors qu’hier marquait le premier jour de déconfinement partiel du pays après près d’un mois de fermeture en raison du coronavirus, le ministère de l’Industrie est finalement revenu sur sa décision prise samedi d’autoriser les importations de ciment. Lors d’une réunion avec les acteurs de la filière – Holcim-Liban, Ciment de Sibline et Cimenterie nationale –, le ministre sortant Imad Hobballah a justifié ce revirement en soutenant que le fait d’importer du ciment allait provoquer « une baisse rapide des prix de vente officiels », actuellement de 240 000 livres la tonne, sans compter la TVA, en raison de l’augmentation de la concurrence.Contacté hier par L’Orient-Le Jour, le directeur général du ministère de l’Industrie, Dany Gédéon, a précisé que les trois principales sociétés...
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