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Culture - Festivals

Un programme d’aide aux jeunes Arabes assoiffés de cinéma

Le 25 janvier, le Red Sea International Film Festival a ouvert les candidatures pour la seconde édition de son « Lodge », en partenariat avec Torino Film Lab dans le but de renouveler son soutien aux cinéastes de la région.


Un programme d’aide aux jeunes Arabes assoiffés de cinéma

Les participants aux ateliers du Lodge au Red Sea Festival.

Si le Red Sea International Festival n’a pas eu lieu l’an dernier en raison de la pandémie de Covid-19, le programme du « Lodge » attaché au festival, comprenant des ateliers de travail pour les films en développement et qui avait commencé en parallèle, a poursuivi son travail et vu sa phase finale avoir lieu en ligne. Ce après une résidence qui a duré 13 mois au lieu de six, en raison de la pandémie.

« Les cinéastes arabes qui étaient déjà sur place ont pu ainsi bénéficier du temps pour revoir leur travail et même entrer en fin de compte en contact avec Torino Lab et les professionnels pour avoir des opportunités de coproduction », confie Jumana Zahid, en charge du Lodge.

L’édition s’est achevée en novembre et malgré les circonstances désastreuses dans le monde entier, les cinéastes ont réussi à profiter de ces ateliers et leurs films sont prêts à être produits. La responsable du programme du Lodge a commencé sa carrière dans le 7e art en tant que productrice et se considérait déjà un peu comme une fabricante de films. Lorsqu’elle rejoint le Red Sea Festival, il y a deux ans, son seul objectif est de créer un programme de soutien pour venir en aide aux talents arabes. Le Lodge est une opportunité unique qui offre une formation intensive, du mentorat, de la créativité et du développement professionnel à un niveau élevé pour les cinéastes talentueux du monde arabe.

La responsable du programme du Lodge, Jumana Zahid. Photos DR

Des ateliers en ligne

L’édition 2021 est la seconde et sera composée de nouveaux talents. Le Lodge a toutefois dû subir de petites modifications. Ainsi tout le programme se fera entièrement en ligne en espérant que le festival ait lieu à la fin de l’année et que le dernier atelier de travail menant au pitch du film soit présenté dans le cadre du Red Sea en présentiel. Par ailleurs, ajoute la directrice du Lodge, il y aura cinq workshops au lieu de trois. « Le premier atelier fait un focus sur la première partie du développement de projet, indique-t-elle. Il aura lieu du 3 au 10 avril. La deuxième partie portant aussi sur le développement du projet se déroulera du 5 au 10 juin. Le troisième atelier se concentrera sur la visualisation du 8 au 13 juillet. Tandis que le quatrième atelier aura pour centres d’intérêt la production et la postproduction du 12 au 16 septembre. Finalement, dans le cinquième atelier, il s’agira du pitching et des rencontres avec les professionnels de l’industrie. Les dates sont à confirmer. »

Les ateliers de 2021 se feront en ligne en espérant que le Red Sea International Film Festival se tienne en présentiel. Photo DR

Un potentiel énorme

Les conditions nécessaires pour soumettre un projet ? « Il y aura douze équipes formées de six Arabes et de six Saoudiens, indique Jumana Zahid. Le candidat peut être un réalisateur, accompagné ou non d’un scénariste ou producteur qui peut soumettre une idée de scénario ou un traitement élaboré, sujet à développement. » Le Lodge reçoit donc tous les projets qui sont à l’étape de développement à condition qu’ils soient des longs-métrages de fiction, non des documentaires ni des courts. Il est aussi essentiel que le candidat soit originaire du monde arabe même s’il habite hors les frontières. Les curriculums sont lus et étudiés en collaboration avec le Torino Film Lab. Les lecteurs des projets demeurent anonymes pour sélectionner en toute intégrité les travaux.

Les participants exploreront le plein potentiel dramatique et de production de chaque projet, avec des sessions couvrant développement personnel et professionnel, visualisation, ventes et marketing, et développement de scripts, ainsi qu’un engagement continu avec les directeurs de la photographie, les producteurs, les scénaristes, les concepteurs sonores et spécialistes de la postproduction. Il y aura un focus créatif pour les réalisateurs et scénaristes, avec un spécialiste « volet de production » pour les producteurs.

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De plus à la dernière phase (le pitching), deux gagnants recevront des subventions de production de 100 000 dollars accordées aux deux films (l’un de l’équipe saoudienne et l’autre de l’équipe arabe).

Pour conclure, Jumana Zahid s’est dit « très étonnée de voir à quel point les jeunes Arabes sont assoiffés de cinéma et ont besoin de soutien pour réaliser des films. Idem pour les Saoudiens dont l’industrie du film avait commencé bien avant que les salles de cinéma n’ouvrent il y a deux ans ». « Je place beaucoup d’espoir dans ce programme, ajoute-t-elle, et je sens qu’il y a une relation symbiotique avec le public arabe. Nous avons les possibilités et les moyens d’offrir aux cinéastes une opportunité unique. Aider ces cinéastes émergents me paraît être la chose à faire, surtout en ces temps incertains. C’est pourquoi nous avons décidé de maintenir le soutien malgré toutes les difficultés et les contraintes que représente cette pandémie. Nous serons là quoi qu’il en coûte. »

Les candidatures pour les cinéastes réalisant leur premier ou second long-métrage sont ouvertes jusqu’au samedi 27 février, via le site du Red Sea International Film Festival.

www.redseafilmfest.com/red-sea-lodge

Si le Red Sea International Festival n’a pas eu lieu l’an dernier en raison de la pandémie de Covid-19, le programme du « Lodge » attaché au festival, comprenant des ateliers de travail pour les films en développement et qui avait commencé en parallèle, a poursuivi son travail et vu sa phase finale avoir lieu en ligne. Ce après une résidence qui a duré 13 mois au lieu de...
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