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Coronavirus

La pandémie accélère toujours, un an après l’annonce du premier mort en Chine

La pandémie accélère toujours, un an après l’annonce du premier mort en Chine

Des patients atteints du Covid-19, allongés sur des lits dans un service temporaire, faute de place dans les hôpitaux, à Pretoria, en Afrique du Sud. Phill Magakoe/AFP

Une équipe de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) est attendue cette semaine en Chine, un an après l’annonce du premier des près de deux millions de morts du coronavirus, au moment où s’intensifient les campagnes de vaccination massives pour endiguer la propagation galopante de l’épidémie.

Les statistiques des cas, qui dépassent désormais les 90 millions recensés, s’affolent dans le monde, en raison de mutations plus contagieuses du virus, notamment au Royaume-Uni, le pays européen le plus touché. En Allemagne, la chancelière Angela Merkel a prévenu que le pire restait à venir en attendant l’effet des vaccins.

Un an jour pour jour après l’annonce par Pékin du premier décès du Covid-19, un homme qui faisait ses courses sur un marché de Wuhan, la Chine a donné son feu vert à la venue d’une équipe d’experts de l’OMS chargée d’enquêter sur l’origine du coronavirus, initialement attendue la semaine dernière. La visite de ces 10 experts, désormais programmée à partir de jeudi, est ultrasensible pour le régime chinois, soucieux d’écarter toute responsabilité dans l’épidémie qui a fait plus de 1,9 million de morts et plongé le monde dans la crise économique.

Sept centres de vaccination massive ont ouvert hier au Royaume-Uni, où le gouvernement compte immuniser quelque 15 millions de personnes d’ici à mi-février pour commencer à lever son troisième confinement en un an. Le système de santé de la Grande-Bretagne, qui a franchi le seuil des 80 000 morts, est « actuellement confronté à la plus dangereuse situation dont on puisse se souvenir », a alerté Chris Whitty, le médecin-chef pour l’Angleterre.

En Allemagne, qui compte plus de 40 000 morts, les semaines à venir constitueront « la phase la plus dure de la pandémie » avec un personnel médical travaillant au maximum de ses capacités, a déclaré Angela Merkel. Plus de 80 % des lits dans les services de soins intensifs allemands sont occupés.

Pour répondre à l’impatience mondiale face aux difficultés d’accès aux vaccins, la société allemande de biotechnologie BioNTech a affirmé pouvoir fournir « 2 milliards de doses » de son vaccin d’ici à la fin de l’année, nettement plus que le précédent objectif portant sur 1,3 milliard de doses. La PME allemande, associée au géant américain Pfizer, est parvenue à cette nouvelle estimation en tenant compte du « nouveau standard » permettant de tirer six doses de chaque flacon au lieu de cinq, selon un document publié sur son site internet.

L’Inde, deuxième pays le plus touché – après les États-Unis – avec plus de 10 millions de cas recensés, a prévu de commencer dès samedi à vacciner jusqu’en juillet 300 millions d’habitants sur une population de 1,3 milliard. La Russie a, pour sa part, annoncé que 1,5 million de personnes dans le monde s’étaient fait administrer son vaccin Spoutnik V et envisage d’en développer une version « légère » ne nécessitant qu’une seule injection, mais de moindre efficacité. Il s’agit de fournir « une solution temporaire efficace pour plusieurs pays ayant atteint un pic de la maladie (...) et qui cherchent à sauver le plus de vies possible », a expliqué Kirill Dmitriev, PDG du Fonds souverain russe (RDIF), qui a financé l’élaboration du Spoutnik V.

Faux sentiment de sécurité

Mais la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a rappelé la nécessité de continuer à respecter rigoureusement les gestes barrières, son président Francesco Rocca soulignant que « les vaccins seuls ne mettront pas fin à cette lutte ». « Notre capacité à préserver la santé des uns et des autres est littéralement entre nos mains », a-t-il ajouté, tandis que le directeur de la Santé de l’IFRC Emanuele Capobianco mettait en garde contre un « potentiel faux sentiment de sécurité dû au déploiement des vaccins ».

Une inquiétude justifiée par la circulation mondiale du variant identifié en Grande-Bretagne, d’une contagiosité accrue. Les autorités sanitaires russes ont annoncé dimanche en avoir découvert un premier cas chez une personne de retour du Royaume-Uni. Le Mexique, pays qui compte plus de 130 000 morts, en a également détecté un premier cas dans l’État de Tamaulipas (Nord-Est), frontalier des États-Unis, un voyageur arrivé sur un vol en provenance de Mexico.

À court terme, les États européens durcissent les mesures pour réduire les contacts, au risque d’aggraver la morosité économique. Le Portugal, où l’épidémie atteint de nouveaux records, « décrétera quelque chose de très semblable au premier confinement de mars », lors du prochain Conseil des ministres mercredi, a affirmé le chef du gouvernement Antonio Costa. En France, huit nouveaux départements ont avancé leur couvre-feu à 18 heures, rejoignant quinze départements (sur une centaine) qui l’avaient fait au début de l’année. La Suède, contrainte de revenir sur une politique moins stricte que ses voisins, peut désormais depuis dimanche durcir les mesures, notamment pour la première fois fermer commerces et restaurants dans des zones ciblées.

Source : AFP


Une équipe de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) est attendue cette semaine en Chine, un an après l’annonce du premier des près de deux millions de morts du coronavirus, au moment où s’intensifient les campagnes de vaccination massives pour endiguer la propagation galopante de l’épidémie.Les statistiques des cas, qui dépassent désormais les 90 millions recensés,...

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