Dans un communiqué, l’ONG Journalistes contre la violence a dénoncé « les menaces à peine voilées du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, contre les médias », dans son dernier discours vendredi. L’association faisait ainsi référence aux propos du chef de la formation chiite qui avait affirmé : « S’il faut que la population réagisse en manifestant contre les médias qui font de la désinformation pour les obliger à fermer, il se peut que cela se produise un jour. » Le chef du Hezbollah avait vivement critiqué les médias qui avaient répercuté l’affaire de l’interception à Milan, en Italie, d’une importante cargaison de Captagon et évoqué son implication dans ce trafic, en reprenant les informations relayées par la presse internationale. Il les avait accusés de « porter atteinte à la dignité du Hezbollah et de reprendre à leur compte des accusations inventées par les Américains ».
Journalistes contre la violence a affirmé « ne pas être étonnée par le discours de Hassan Nasrallah, qui correspond à la nature même de ce parti, fondé sur les menaces », mais il a estimé qu’« il reste en contradiction avec l’histoire et la Constitution du Liban, laquelle défend sans ambiguïté les libertés publiques, notamment la liberté d’expression ».
L’ONG a appelé les forces de sécurité à assumer leurs responsabilités « pour barrer la voie à tout ce qui menace la liberté des journalistes et des médias ».


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Au lieu d’accuser les gens ciblés de proférer des menaces, les journalistes devraient répondre sur le fond: l’histoire du Captagon du port de Salerne est-elle vérifiée? Pourquoi l’OLJ ne répond il pas à cette question ? Vous avez relayé l’information sans la vérifier ? Où est la vérité ? Soyons sérieux. Répondons aux accusations par des faits. Le journalisme qui se contente de répéter sans vérifier n’est pas bien placé pour se défendre. C’est parole contre parole. Un débat stérile.
17 h 37, le 13 janvier 2021