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Voile / Vendée Globe

Bestaven prêt pour la remontée de l’Atlantique

Leader du Vendée Globe depuis trois semaines, Yannick Bestaven continue de mener la flotte avec maestria et se préparait hier « à une nouvelle course », celle de la remontée de l’Atlantique qui conclut le tour du monde en solitaire et qui s’annonce « complexe ».

Bestaven (Maître Coq IV), qui participe à son second Vendée Globe après une première édition qui aura duré à peine deux jours en raison d’une avarie (en 2008), tient toujours à l’écart son dauphin Charlie Dalin (Apivia) alors que les deux marins composent avec un anticyclone. Au pointage de 13h (heure libanaise), Bestaven navigue avec une avance de 198,7 milles nautiques (mn, 368 km) sur Dalin. Et malgré la fatigue qui l’a envahi après le passage au cap Horn – dernier des trois caps symboliques du tour du monde –, Bestaven n’a pas cédé. « J’étais cramé au cap Horn, je me suis bien fait secouer. Hier (lundi), j’ai oublié de mettre le réveil, je me suis allongé, il faisait jour, et je me suis réveillé, c’était le lever du jour ! J’ai beaucoup dormi, ce qu’on ne fait jamais en course », a raconté le navigateur rochelais lors d’une vacation avec le PC course. « Toute la nuit, j’ai avancé en dormant, j’ai même repris 40 milles à Charlie ! Ça prouve que j’avais besoin de me reposer. Cet anticyclone tombe bien, ça permet de faire le tour du bateau, de se ressourcer avant d’attaquer la suite qui va être complexe », a-t-il poursuivi.

Le skipper, qui a pris la tête de la course le 16 décembre, a été le premier à passer le cap Horn samedi dernier après 55 jours de mer. Désormais entré dans l’Atlantique Sud, il négocie la remontée jusqu’aux Sables d’Olonne (Vendée). « Il va falloir trouver la bonne route, donc autant être en pleine forme », a-t-il prévenu. « C’est une nouvelle course qui commence sur un terrain qu’on connaît un peu mieux à partir d’Itajai (Brésil), dans des vents plus modérés », a relevé Bestaven, faisant référence aux nombreuses transatlantiques qui jalonnent la vie des skippers. « On va pouvoir tirer sur les machines, voir le potentiel de chacun, ça va être assez marrant de voir les différences de vitesse », s’est-il réjoui.

Depuis la création du Vendée Globe en 1989, sur les huit éditions qui se sont jouées, tous les vainqueurs avaient passé le cap Horn en tête, à l’exception d’une seule fois, en 2004-2005. Jean Le Cam avait été le premier au cap Horn après 56 jours de mer, mais avait terminé 2e en 87 jours et 17 heures, derrière Vincent Riou (87 jours et 10 heures).

Source : AFP


Leader du Vendée Globe depuis trois semaines, Yannick Bestaven continue de mener la flotte avec maestria et se préparait hier « à une nouvelle course », celle de la remontée de l’Atlantique qui conclut le tour du monde en solitaire et qui s’annonce « complexe ».Bestaven (Maître Coq IV), qui participe à son second Vendée Globe après une première édition qui...

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