Des salariés de Google ont annoncé lundi créer un syndicat, une décision qui coïncide avec une multiplication des divergences avec leur direction et avec une période de mécontentement grandissant envers les géants de la Silicon Valley. Ce syndicat, qui sera un des tous premiers au sein d’un fleuron de la Silicon Valley, ne s’occupera pas que des questions liées aux salaires et conditions de travail mais aussi des problématiques éthiques, selon un communiqué des fondateurs. Environ 226 salariés ont déjà fait part de leur intention de le rejoindre, affirment dans une tribune, publiée dans le New York Times, Parul Koul et Chewy Shaw, tous deux ingénieurs.
Le syndicat « va être la structure garantissant que les employés de Google peuvent pousser activement pour de réels changements au sein de l’entreprise, des contrats aux salaires en passant par les questions de rémunération. Toutes les problématiques liées à l’environnement de travail vont échouer dans le champ de compétence du syndicat et de ses adhérents », soulignent les fondateurs.
En 2018, des salariés de Google ont signé une pétition demandant à leur PDG Sundar Pichai de mettre fin à la participation du groupe au programme de recherche du Pentagone baptisé Maven. La même année, des salariés du groupe ont protesté solennellement contre l’octroi de grosses indemnisations de départ à des dirigeants accusés de harcèlement sexuel, dont 90 millions de dollars au patron d’Android, Andy Rubin.


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